Zhangjiakou

Publié le par Ding

 

Les 4 et 5 juin, nous sommes allés visiter Zhangjiakou, dans le Hebei, à 200 km au nord-ouest de Pékin, lieu d’une courte étape lors d’un voyage précédent treize ans plus tôt.

 

L’autoroute qui y conduit de Pékin manque d’attrait : étroite et chargée de camions, car c’est la voie d’accès à la Mongolie intérieure. Mais il y a un point d’intérêt sur la route : la ville fortifiée de Jimingyi, à 140 km de Pékin. La muraille est désormais restaurée – placage de briques et créneaux neufs sur l’ancienne muraille de pisé -  et la ville s’ouvre au tourisme  à petite échelle. Au temple de Taishan, de belles fresques Qing qui ont survécu à la révolution culturelle sous un badigeon blanc protecteur retiré depuis. Un petit temple de Confucius. Les ruelles calmes avec leurs maisonnettes de pisé dorment dans la chaleur de la fin du printemps.

 

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A Xuanhua, un peu plus à l’ouest, la muraille n’a pas – ou pas encore - été restaurée : c’est un gros mur de lœss qui a perdu ses briques protectrices.

 

Zhangjiakou, but de notre voyage, anciennement connue comme Kalgan (adaptation de son nom mongol), est une petite ville où les voitures ne sont pas encore trop nombreuses, ce qui la rend vivable. Nous y découvrons trois points d’intérêt :

 

-         le centre historique ancien, circonscrit par une enceinte semblable aux précédentes dont ne subsistent que quelques fragments. Quelques temples et portes ont été restaurés, mais les rues centrales gardent encore leur ambiance de hutong traditionnels. Comme à Pékin, beaucoup de ces demeures sont d’anciennes cours carrées squattées par de nombreuses familles. L’ensemble est plein de charme et l’accueil y est très cordial, mais il est à craindre qu’une restauration vienne bientôt faire de ce quartier historique un musée aseptisé. Il faut se dépêcher de le voir tant qu’il conserve son charme.

 

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-         au nord de la ville, la porte Dajinmen est imposante mais déjà restaurée et le quartier adjacent est en pleine reconstruction à neuf pour les touristes. Il aurait fallu y aller plus tôt. Au sud-ouest, une montée au sommet du Xintaishan permet de prendre une belle ,vue de la ville enserrée dans ses montagnes.

 

-         Au nord-ouest de cette porte, au nord de l’enceinte, une petite vallée part vers le nord-ouest. Elle mérite une visite pour le charme des villages et pour les constructions ancienne en pisé – murs, tours et petit fortin – qui témoignent d’une occupation ancienne. Excursion agréable avec une belle lumière de soleil couchant.

 

 

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Notre départ de Zhangjiakou est laborieux : nous sommes bloqués près de deux heures, le dimanche matin, par un marathon qui paralyse la circulation. Il n’est donc plus temps de poursuivre vers la Mongolie intérieure, comme nous avions pensé le faire. Nous partons donc vers le nord-est par la route provinciale 242  qui nous conduit à Chongli, station de ski en plein essor. Là, nous découvrons avec surprise une autoroute toute neuve venue de Zhangjiakou qui nous aurait fait gagner beaucoup de temps si nous avions connu son existence (autoroute Zhangcheng, qui reliera à terme Zhangjiakou à Chengde).

 

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                                       Abri à grains (semble-t-il), près de Chongli

 

 

 

 

Nous poursuivons ensuite notre route dans la montagne par une succession de routes provinciales (242, 345, 241) par Chisheng, avec quelques villages tranquilles et  préservés, caractéristiques avec leurs constructions en pisé. Nous finissons par retrouver Pékin via Yongning et les tombeaux Ming (route 212) au terme d’une longue après-midi de route bien plus plaisante que l’autoroute de l’aller.

Publié dans Nouvelles de Pékin

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