La muraille : nos sites favoris

mis à jour en septembre 2013

Photos Pékin janvier février 2011 138

Jinshanling, février 2011

 

Quelques sites – non restaurés pour la plupart – que nous aimons particulièrement et que vous retrouverez sur nos photos (album  Muraille d'été, d'automne, d'hiver Muraille d'été, d'automne, d'hiver ) ; ils sont classés arbitrairement d’est en ouest  :

 

-          Hushan, la montagne du tigre, près de Dandong (Liaoning); site restauré mais qui vaut par sa localisation en surplomb du fleuve Yalu et par ses vues plongeantes sur la Corée du nord toute proche (voir l’album Mandchourie, aux confins du-Royaume-ermite été 2010 Mandchourie, aux confins du-Royaume-ermite été 2010 , photos 201, 203 et 206, et la page « journal de Mandchourie , récit du 14ème jour).

 

-          à 50 km au nord-ouest de Qinhuangdao (Hebei) (300 km environ à l’est de Pékin), au village de Dongjiakou, sur la route S251 ; site restauré mais modeste et préservé des foules par l’éloignement ; quelques km à l’ouest, à l’endroit où la route 251 coupe la muraille, un petit chemin à droite (en venant de Qinhuangdao) permet d’accéder à la muraille sur la crête : site sauvage, non restauré, à ne pas manquer ;

 

-         Au départ du réservoir de Pinggu (Jinhaihu), dans l'est de la municipalité de Pékin, une route remonte au nord en direction de Jiangjunguan (voir ci-après) ; une petite route cimentée s’en sépare vers l’est, jusqu’au village de Hongshimen. 2 ou 3 km avant ce village, sur un ponceau enjambant un ruisseau (« pont de Hongshimen », alt 100 m), un chemin se sépare sur la gauche et monte vers le NE (60°) ; prendre à gauche à la première fourche. Le sentier, étroit, rejoint la muraille (alt 240 m) qui est partiellement restaurée (sans créneaux) et jolie bien que peu spectaculaire. La muraille s’élève en pente douce vers l’est jusqu’à 450 m (petite tour), puis redescend jusqu’à 400 m (la muraille coupe un sentier permettant de rejoindre rapidement, vers la droite, le village de Hongshimen, ou de descendre à gauche dans le Hebei), et s’élève jusqu’à 550 m sur la crête qui sépare Pékin du Hebei, jusqu’au point culminant dit des trois frontières (Pékin, Tianjin, Hebei) ; une borne marque cet endroit (Sanjiebei : la borne des trois frontières), un abri permet de se protéger en cas de pluie ; de là, poursuivre vers l’est (sur la crête qui sépare Tianjin du Hebei) pendant environ 15 mn, puis redescendre dans la vallée par un sentier bien tracé, qui rejoint bientôt une route cimentée aboutissant au hameau de Qianganjiang, alt 300 m). Il est sans doute possible de continuer sur la muraille vers l’est, mais la marche devient paraît-il plus difficile. Si l’on procède en sens inverse, il faut arriver par la route S 101 (de Tianjin), prendre à gauche un peu avant d’entrer dans le Hebei et suivre les écritaux signalant la brone des trois frontières (Gucheng sanjiebei). La promenade prend 3-4 heures.

 

-        Au nord du pont de Hongshimen, la muraille coupe la route cimentée juste avant l'entrée d'une carrière. De là, on peut s'élever vers la gauche (vers le NO) en direction de Jiangjunguan. La muraille n'est pas spectaculaire (ni touts ni créneaux) mais elle offre des vues dégagées. Quelques sentiers permettent d'en redescendre vers l'ouest ou vers l'est.

 

-        Toujours du réservoir de Pinggu (Jinhaihu), la route principale remonte vers le nord, jusqu'à la limite du Hebei, au lieu dit Jiangjunguan. La limite provinciale suit ici la muraille : d'abord un escalier (trop) restauré, puis une muraille pas spectaculaire car étroite et pas très haute, mais enfouie sous les fleurs (l’été) et les herbes folles. On peut monter jusqu'à la crête (avec un racourci possible sur la droite à la fin) et continuer vers le sud en direction de l'excursion précédente.

 

-         A l'est de Miyun, sur la route S311 qui mène vers le Hebei, près du village de Beigou (juste avant la limite des provinces quand on vient de Pékin, alt. 350 m), on trouve en cherchant un peu au nord de la route (car il y a plusieurs chemins) un accès facile vers une muraille non restaurée mais en assez bon état. On peut aussi, du hameau de Guangchang tout près de Beigou, partir sur la muraille vers le sud (possibilité de rejoindre la muraille par un chemin assez raide). On monte alors jusqu’à une tour à 590 m environ, puis la muraille redescend jusqu’à un village (alt. 420m). De là, possibilité de continuer sur la muraille vers le sud (200°) jusqu’à une crête à 790 m. Il faut alors prendre la muraille sur la droite (vers l’ouest) et redescendre jusqu’à 550 m, où un bon sentier à droite permet de trouver une route cimentée près du hameau de Guojiatan (alt. 400m). Prévoir 4 heures de marche environ depuis Beigou. Pas de difficulté particulière (sauf peut-être la végétation estivale à certains endroits) mais la muraille est dépourvue de créneaux : on marche donc très souvent au bord du vide.

 

-       Sur la même route S311, possibilité de s’éloigner au nord par une petite route cimentée près du village de Tiziyu. Longer la rivière jusqu’à une fourche où il faut prendre à droite. Au dernier village (alt 350), monter par un sentier vers le NE (50 °). On parvient à un petit col à  740 m. De là, il faut suivre la crête vers la droite en bifurquant à droite (vers l’est) à 820 m. On rejoint la muraille à 860 m, après près de 2 h de marche d’accès, sur la limite de Pékin et du Hebei. La muraille n’a pas conservé ses créneaux, mais elle offre de beaux point de vue sur une crête avec de larges vues et des passages boisés. On peut alors suivre la muraille vers le sud-est (140 °) avec quelques passages délicats. La crête descend par degrés (plusieurs tours à 750 m) avec deux possibilités de la quitter vers la gauche pour redescendre dans la vallée (deuxième sentier à la tour alt 590 m). On retrouve la route un peu en amont du village de Beigou précité sur la route S 311.

 

-          Jinshanling, à 130 km au NE de Pékin, à 10 km environ à l’est du village de Gubeikou où la route  G101 coupe la muraille ; c’est un site restauré dans sa partie centrale, mais il est facile de poursuivre vers l’est en direction de l’autre site restauré (et très connu) de Simatai ; une excursion classique et très belle consiste à relier ces deux sites restaurés en marchant dans la portion sauvage, mais il est douteux que ce soit possible actuellement car Simatai est fermé pour restauration. Cette portion de muraille est particulièrement belle car elle est  très aérienne et offre des vues remarquables, au point qu’elle figure sur de nombreux films et documentaires (vous l’avez donc sans doute déjà vue dans le savoir). C’est un des plus beaux sites, à découvrir de préférence à une saison et à une heure pas trop fréquentées. A éviter en revanche absolument par temps orageux, car ce site de crête est particulièrement exposé à la foudre (ceci vaut pour tous les sites de muraille mais tout spécialement pour celui-là).

 

-          Juste au nord du village de Gubeikou, la route G 101 coupe la muraille et la frontière provinciale Pékin-Hebei au km 122. De là, la muraille s'élève en pente douce vers l'est. On peut la suivre sur plusieurs km avec de très belles vues. C'est une marche facile. Toutefois, il faut quitter la muraille après deux bonnes heures de marche au point où celle-ci traverse un terrain militaire. Un sentier, puis une piste carossable permettent de descendre sur la gauche (au Hebei, donc), jusqu'à une fourche. De là, on peut rejoindre la route G 101 (au km 131, un peu après une station service "Fukang") ou prendre à droite et rejoindre le site restauré de Jinshanling.

 

-        De Gubeikou, il est aussi possible de suivre la muraille vers l’ouest. Plusieurs sentiers la rejoignent. L’un d’eux part 1 km environ à l’est de la gare (alt 250 m), que l’on rejoint en passant le pont (à gauche de la route G 101) et en montant en lacets. De là, plusieurs sentiers rejoignent la muraille, que l’on peut monter sur un sentier bien aménagé. Facile au début, la montée est peu vertigineuse à la fin, à cause des a-pics. A éviter absolument en cas de temps orageux. Le sentier monte jusqu’à un pic (alt 620 m) d’où la vue est très dégagé (sur Jinshanling et Simatai notamment). La marche s’arrête là, le pic étant trop escarpé pour continuer. Il est également possible de rejoindre la muraille à partir d’un vallon situé 2-3 km plus à l’ouest, si les grilles d’accès sont ouvertes (site d’un projet hydraulique sino-allemand). 

 

-          Au nord du réservoir de Miyun, un peu après le village de Fengjiayu, un beau tronçon de muraille très sauvage dans une forêt épaisse part vers l’ouest, puis oblique vers le sud. C’est une muraille étroite, sans créneaux, où la progression est parfois difficile (montée raide, reliefs abrupts, un court passage en escalade, muraille étroite parfois en surplomb d’à-pic, marche rendue difficile par l’état du chemin : pour randonneurs adultes bien chaussés et non sujets au vertige). Montée de 250 à 860 m d’altitude jusqu’à une borne géodésique (succession de tours de guet pendant la montée), puis redescente au sud puis à l’ouest dans une vallée très encaissée – et belle – qui conduit au village de Huangyukou. On peut quitter la muraille sur la droite : soit quelques minutes avant la borne précitée et descendre par un chemin assez raide, mal frayé par endroits, dans un petit vallon qui conduit à Huangyukou (alt 440 m) ; soit dépasser la borne géodésique et continuer à suivre la muraille (vers le sud puis vers l’ouest)  en descendant, jusqu’à une tour de guet (alt. 660 m), d’où un chemin facile descend vers la droite (quelques variantes à la fin) et débouche sur la route de Xiwanzi à Huangyukou, au km 6,5. Il est enfin possible de suivre la muraille jusqu’en bas : elle retrouve la vallée près de Xiwanzi. On peut bien sûr procéder dans l’autre sens en: partant de la vallée de Huangyukou. Belle promenade, dénommée « la marche du fer » en raison des mines de fer visibles de la muraille, très sauvage même si l’on aperçoit des mines de fer. La montée de Fengjiayu n’est recommandée qu’aux randonneurs avertis et bien chaussés.

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-          Toujours au nord du réservoir de Miyun mais un peu plus à l’ouest, le tronçon « Baihe » offre aussi de belles vues sur le réservoir lui-même et les vallées environnantes. Possibilité de partir d’un petit parc aménagé, sur la route S 310, 1 km environ à l’est du village de Hebei (dans le comté de Miyun de la municipalité de Pékin, ne pas confondre avec la province éponyme). Monter au NO par un chemin bien tracé au début dans un vallon, puis jusqu’à la crête, qu’il faut prendre sur la gauche (vers l’ouest) en suivant la muraille. Le chemin devient alors mal frayé, avec beaucoup de buissons et d’épineux et quelques passages rocheux délicats. La muraille est étroite, généralement praticable mais parfois très étroite (risque de chute). Elle s’élève jusqu’à 550 m environ, puis redescend vers le SO et coupe la vallée au carrefour les routes S 205 et S 310, juste en face des gorges touristiques de Heilongtan. Le chemin étant alors obstrué par les clôtures d’un « resort », il faut descendre jusqu’à la vallée par des sentiers mal frayés. Cette marche de 4 h environ offre de belles vues et de beaux feuillages en automne, mai sla progression est malaisée à cause du relief et de la végétation : pour marcheurs confirmés seulement. Il est bien sûr possible de faire la marche en sens inverse.

 

-          A l’ouest du réservoir de Miyun, sur la route S 205, deux accès permettent de gagner un site (payant en saison) bien aménagé : soit on entre par le site aménagé lui-même (Lilin Mountain Resort), soit on cherche un petit sentier bien caché dans le village de Shicheng. La muraille, qui part vers l’ouest, est bien conservée et les vues sur le réservoir et la campagne environnante sont très attrayantes. Au nord de Shicheng, un site en cours d’aménagement pour le tourisme (route très large, escalator monumental, restaurant, le tout non encore ouvert au public début 2011) permet de longer la muraille qui monte vers le nord, sur une crête : elle est assez peu spectaculaire mais présente un aspect inhabituel, car construite ici en pierres sèches. Ce tronçon s’interrompt après plusieurs kilomètres, la route continuant dans la montagne jusqu’à un centre de loisir en construction.

 

-          A 18 km environ au nord-est de Huairou (accès par la route G 111 vers Fengning puis à droite au km 63) se trouve la gorge de Qinglong (Qinglongxia). Il y a un barrage et toutes sortes d’activités touristiques. La muraille coupe la vallée un peu en aval du barrage et il est possible de monter sur la gauche, en la longeant, en télésiège. Ceux que cette facilité rebute, et qui souhaitent éviter l’affluence du parc, peuvent commencer la montée hors du parc (alt 100 m), sur un large chemin équestre (départ sur la route longeant la voie ferrée, de grandes affiches rappellent que l’accès à la muraille est interdit). On rejoint ensuite la muraille restaurée, qu’un très bon chemin longe jusqu’au sommet de la montagne (alt 500 m). Au sommet (Qinglongshan) se trouve l’arrivée du télésiège et un restaurant. Pour accéder à la tour du sommet, il faut sortir du parc à travers les barbelés (possible en cherchant un peu). Une fois à la tour, possibilité de redescendre vers l’ouest. Le chemin, qui s’écarte de la crête, est un peu raide et broussailleux par endroits, mais sans danger. A 400 m, on retrouve la muraille restaurée. La descente est alors très facile et ramène au km 63 de la route G 111. La promenade peut se faire dans l’autre sens. Cette promenade ne pose pas de vraie difficulté mais la muraille est restaurée presque tout le temps et il fait très chaud l’été (peu d’ombre, basse altitude).

 

-        A une dizaine de km au nord de Huairou, dans un vallon qui se détache de la route X004, la muraille coupe la vallée au village de Shentangyu (alt 100 m). Il est possible de gravir la muraille soit à gauche, soit à droite de la route, avec des montées assez raides dans les deux cas.

  • Vers la droite, la muraille monte en pente raide jusqu’à une crête (alt 270 m). La muraille principale fait un coude à gauche et monte en pente moins raide vers le nord-est (60 °). On franchit une tour vers 400 m. La crête est ensuite en a-pic, avec un passage d’escalade facilité par un câble) qu’il faut franchir pour gagner la tour suivante. De cette portion, on voit la muraille redescendre vers l’est et couper la route G111 à 14 km au nord de Huairou.  
  • A gauche de Shentangyu, la muraille monte et se dirige vers Mutianyu après avoir coupé la vallée et la route X004. La montée est facile jusqu’à la huitième tout environ, avec un chemin bien tracé et des marches taillées dans le roc. Ensuite, les choses se compliquent : la muraille devient peu visible, le sentier chemine entre des pics rocheux à une altitude oscillant entre 500 et 650 m, avec des passages rocheux délicats. Un sentier se détache sur la gauche à la 14ème tour (échancrure profonde de la crête), mais il reste à vérifier qu’il permet de redescendre. 5-10 mn après la 15ème tour (alt 650 m), une brèche permet de redescendre sur la gauche (vers l’ouest) mais c’est une descente périlleuse : très raide et glissante dans la forêt avec de nombreuses barres rocheuses infranchissables, il est souhaitable de disposer d’une corde. Pour randonneurs très avertis seulement. Une fois franchis les passages difficiles, un sentier rejoint la route X004 au km 15. Il existerait un sentier plus facile permettant de descendre sur la droite à partir de la 15ème tour.

 

-         A 25 km au nord de Huairou, en bifurquant à gauche (donc vers l’ouest), au village de Badaohe sur la route X004, on découvrait dans les années 90 un petit coin de paradis. Une vallée aux paysages agricoles bucoliques, des villages intacts, encadrés de crêtes coiffées par la muraille. C’était l’une de nos destinations préférées. Depuis lors, le tourisme est arrivé : la piste a été cimentée, un péage a été institué (20 RMB par personne) et quelques restaurants disgracieux ont poussé autour du principal village de la vallée (Xizhazi). Les dimanches d’été, l’endroit est peuplé de citadins : bien que l’accès en soit interdit, la muraille fait recette. Mais la vallée reste plaisante, un peu comme en Haute Provence avec ses pins, ses châtaigniers et des champs de lavande.  Les marches d’accès à la muraille (compter 30 mn à 1 heure) restent agréables. Il y a au moins trois marches d’accès vers la crête sud et deux vers la crête ouest, qui ferme la vallée en amont. Toutes sont intéressantes, notre préférée étant sans doute celle de gauche, en partant du parking terminal. Elle donne accès à un piton (altitude 1 200 m) sur laquelle a poussé un petit pin  solitaire, symbole de ténacité. De là, il est possible de descendre à l’ouest de la ligne de crête, vers Zhuanghu. La descente comporte un ou deux passages raides au début, il est préférable d’utiliser le chemin adossé au flanc sud de la muraille. La marche de droite en partant du même parking rejoint la muraille au nord et en contrebas du piton précité. De là, la muraille est facile à emprunter en direction du nord au début. Toutefois, sa qualité se dégrade assez vite et elle devient très détruite, donc moins belle, au fur et à mesure que l’on progresse vers le nord. Après une descente jusqu’à un col (altitude 920 m, la muraille coupe un sentier est-ouest qui relie Badaohe à Zhuanghu), la muraille remonte jusqu‘à une tour restaurée ("la tour à neuf fenêtres", alt 1 220 m) qui se rattache à un site touristique accessible de Sihai, au nord-ouest. On peut aussi éviter la muraille et prendre un sentier mieux tracé à flanc de coteau, qui rejoint la tour en question. De la tour, très belle vue dégagée. Au delà de la tour, il est possible de continuer à s’élever en pente douce vers le nord-est, mais la muraille toujours est peu spectaculaire car très détruite.

 

- la vallée précitée peut aussi être atteinte au départ du village de Jiangkou, lui-même accessible via le village de Tianshanyu, lègèrement à l'ouest du site restauré de Mutianyu. Des élévages de truites de Jiangkou (alt 150 m), un chemin monte en forte pente au nord jusquà la crête où l'on trouve la muraille (650 m). De là, il est aisé de rejoindre Xizhazi en continuant ves le nord. On peut aussi prendre la muraille vers l'est.en direction de Mutianyu (marches décrites au deuxième paragraphe suivant). Cette portion (jusqu'à une tour située à 900 m) est spectaculaire avec plusieurs pitons escarpés, c'est peut-être la plus belle du pourtour de la vallée, mais elle est assez difficile avec des passages vertigineux et en escalade. Pour randonneurs avertis et bien chaussés seulement.

 

- La route X004 coupe la muraille dans une vallée (nombreux resturants) au PK 16,9. En partant vers l'ouest, sur la muraille ou dans le vallon qui la longe (deux variantes possibles), on rejoint le site restauré de Mutianyu d'où il est possible de poursuivre vers le nord (voir paragraphe suivant). En partant vers l'est derrière la porte restaurée de la muraille, juste après le pont, on rejoint assez vite la muraille (sentier raide et glissant au début). De là, il est possible de monter jusqu'à une tour située à 490 m. La muraille descend ensuite au fond de la vallée, à 400 m (descente raide et malaisée à cause de la végatation). Une tour est bien visible dans la vallée, à 420 m. Du fonc de la vallée, un sentier permet de remonter à gauche en direction de Shentangyu, mais il comporte au moins un passage d'escalade. En le prenant à droite, ce sentier permet de retrouver la route X004 au PK 15, comme lorsqu'on vient de Shentangyu (voir plus haut).

 

-    La crête méridionale de la vallée de Badaohe peut être atteinte sans difficulté à partir du site restauré de Mutianyu (lui-même accessible par plusieurs chemins autres que l’accès principal ménagé pour les visiteurs). Il suffit de remonter sur la muraille vers le nord. On franchit successivement le panneau indiquant la fin du site ouvert au tourisme (altitude environ 750 m) puis la fin de la portion restaurée (alt 850 m). A la tour partiellement détruite (alt 900 m) possibilité de prendre un sentier sur la gauche pour éviter une montée et une descente raides. On retrouve la muraille en moins de 5mn et l’on domine alors la vallée de Badaohe, dans laquelle il est aisé de descendre sur la droite.

           

-          En aval de Zhuanghu, accessible à partir du village de Nanye depuis la route X009, un petit tronçon a été ouvert au tourisme.

 

-          En montant vers l’est par une très forte pente (rampes sur les deux passages les plus raides), on quitte bientôt la zone restaurée et on atteint une tour, sur la crête ; on peut redescendre sur le versant est jusqu’à la passe indiquée au paragraphe suivant mais il faut quitter la muraille sur la droite (donc vers le nord) au plus tard à mi-pente et poursuivre la descente par un sentier, car la partie inférieure de la descente comporte un passage impraticable.

 

-        De la passe très échancrée à l’est du tronçon restauré (accessible en voiture depuis le village) on peut aussi monter vers l’est. La progression étant difficile, il faut chercher un chemin montant sur la droite 200 m environ avant la passe. On monte alors sans difficulté (40 mn environ, 275 m de dénivelé) sur la crête, où la muraille est bien conservée. En la suivant, on monte en pente douce jusqu’au point culminant du tronçon, à 850 m d’altitude environ. La muraille est en bon état avec ses créneaux et la crête offre de belles vues. Possibilité de poursuivre plus loin vers l’est. Si l’on prend à gauche (vers le nord-est) à la bifurcation de muraille qui se trouve au début de la descente, on descend jusqu’à 650 m (à ce point, possibilité de descendre dans la vallée au sud, vers le village de Shayu) puis on remonte jusqu’au piton qui domine la vallée de Badaohe. La muraille est raide à la fin, il est préférable de la longer sur son flanc sud (voir plus haut). Si l’on continue tout droit à la bifurcation précitée, la muraille descend en pente douce jusqu’à une sorte de tour à 530 m. La muraille s’arrête là, en surplomb d’un rocher infranchissable. Pour continuer la descente et gagner le fond de la vallée, il faut quitter la muraille plus tôt sur la gauche (tour vers 650 m) et descendre par le sentier dans le bois (mal frayé au début mais sans difficulté). Le fond de la vallée franchit un défilé très encaissé (falaises) et débouche en amont du village de Shayu (si l’on part de ce point, il faut acquitter un droit de 12 RMB). Si l’on monte de Shayu, on trouver une fourche à 400 m, peu après le défilé : la branche de droite conduit à la crête nord (point 650 m précité), la branche gauche permet de rejoindre la tour précitée sur le tronçon de muraille finissant en impasse.

 

-          Il est également possible de marcher sur la muraille à l’ouest du tronçon restauré de Zhuanghu, en direction de Sancha. On gravit successivement deux côtes raides et on descend dans deux vallées profondes où la muraille coupe des chemins qui constituent deux accès faciles. Ici aussi, la muraille est très belle, avec des reliefs très accusés. Elle est dans l’ensemble très bien conservée, avec des créneaux intacts dont certains ont conservé leurs tuiles faîtières (section triangulaire ou pentagonale suivant les cas).  La muraille est cependant plus ou moins effondrée en un ou deux points. Après la première vallée, une montée en très forte pente, qui peut être vertigineuse (surtout dans l’autre sens, à la descente), et qu’il est difficile d’éviter car la muraille est perchée sur un éperon rocheux. Seuls de bons marcheurs doivent s’y risquer. Juste après la seconde vallée,  une montée impraticable (verticale et écroulée), mais qui se contourne aisément par un sentier au sud de la muraille. Au-delà du point culminant, on redescend vers Sancha.

 

-          A l’est du village de Sancha, où l’on accède aussi à partir du village de Nantai par la route X008, les marcheurs que ne rebute pas un sentier d’accès raide et un peu difficile à suivre (plusieurs fourches, prendre sur la droite) découvriront un tronçon en excellent état, ayant conservé ses créneaux et s'éloignant à perte de vue vers Mutianyu. La montée est suffisamment longue et raide pour décourager les promeneurs du dimanche : l'endroit est désert et presque vierge de  détritus. Certains passages sur la muraille elle-même sont raides et un peu difficiles (surtout s’ils sont enneigés ou verglacés), mais les vues bien dégagées sont une récompense. C’est un des plus beaux sites à proximité de Pékin, avec tours et créneaux en très bon état. Au-delà de la tour culminante, on peut continuer et redescendre vers Zhanghu avec trois accès possibles et deux passages délicats, comme indiqué plus haut.

 

-          On peut rejoindre la promenade précédente sans aller en voiture jusqu’à Sancha. Au village de Tiekuangyu (route X008, 3 km environ avant Sancha), un portique rouge est visible sur la droite dans un virage en épingle à cheveux. Un excellent chemin cimenté rejoint la muraille en 45 mn environ, mais il est obstrué par une barrière. Il faut contourner celle-ci par la droite et parlementer un peu (les villageois rappellent que l’accès à la muraille est interdit). La montée est très facile (sauf un passage verglacé l’hiver). Un peu après un double escalier, on trouve une fourche : le chemin principal est à gauche (la branche droite rejoint aussi la muraille, plus à l’est). En arrivant à la muraille, prendre à droite mais sortir dès la tour suivante : le tronçon suivant se termine en impasse au pied d’une paroi verticale. En quittant la muraille vers la droite (côté sud, donc), des sentiers assez mal frayés permettent de rejoindre la promenade venant de Sancha (et de continuer vers Zhuanghu si l’on veut, mais c’est une assez longue marche : 5 à 7 heures selon les variantes, sauf si l’on prend la branche droite à la fourche, qui est un raccourci).

 

-          La muraille coupe la route S 213 de Pékin à Sihai au village de Huanghuacheng, à 65 km au nord de Pékin. Cette portion de muraille est en principe fermée aux visiteurs, mais ceux-ci sont nombreux à s'y rendre, les villageois leur permettant de traverser leurs terres moyennant un péage officieux.

 

-          Des deux côtés, la muraille est restaurée à proximité de la route, puis retrouve son état naturel. Vers l’est, la forte fréquentation de la portion restaurée nuit à sa propreté. Mais la raideur des côtes effectue bientôt une forte sélection, et l'on ne tarde pas à retrouver une muraille spectaculaire, presque déserte, et propre. Après une première montée et une descente très raide, la seconde côte est non restaurée et offre les plus beaux paysages.  Il faut interrompre la marche sur la muraille à 750 m d'altitude, au pied d'un piton à pic sur lequel la muraille s'est effondrée : aller plus loin relèverait de l'escalade et demanderait de l'équipement. Un sentier sur la gauche permet de contourner ce piton et de rejoindre la muraille un peu plus haut, mais il est très raide et glissant avec de la terre meuble : pour randonneurs aguerris et bien chaussés seulement. Très belle vue au sommet.


-          A l’ouest de Huanghuacheng, un premier tronçon est raide mais restauré. Au-delà, on retrouve une muraille naturelle, qui peut être assez fréquentée à la belle saison. Certains passages sont étroits et il faut être prudent car le risque de chute est réel. Comme la promenade vers l’est, celle-ci offre de très belles vues. Au nord de la muraille, une vallée assez sauvage (dite « vallée des rapaces ») gagne à être explorée (beau village - Yaoziyu Chengbao , « le château de la vallée des rapaces », enceint de muraille et bien conservé au début de la vallée). En revanche, la vallée située au sud de la muraille est aménagée autour l’un lac de barrage et trop fréquentée par les touristes : à éviter.

 

-         Au nord des tombeaux Ming, la route S212 coupe la muraille. Possibilité de l’emprunter au départ de la route (un chemin sur la droite la rejoint très vite), avec de belles vues, mais quelques passages en à-pic et une descente raide avec un passage en escalade. Si l’on souhaite éviter cette portion un peu difficile, il faut tourner à droite avant le col (route cimentée passant sous un porche), on atteint le village de Xiangtun, d’où un sentier en pente douce permet des rejoindre la muraille en 15 mn. Ce point est aussi accessible en continuant la route de voiture jusqu’au km 27, après le col, et en prenant une petite route à droite jusqu’au village de Longquanyu. On peut marcher sur un joli tronçon non restauré, moins spectaculaire que les précédents mais plus facile pour ceux qu’une marche abrupte rebuterait. Après une portion en côte sur la crête, la muraille redescend et aboutit au petit tronçon restauré qui domine une retenue d’eau (« Lakeside Great Wall »). Retour possible par le fond de vallée (payant l’été), en quittant la muraille restaurée sur la droite et en passant en dessous à gué afin de rejoindre le sentier sur la gauche.

 

-          A une dizaine de km à l’est du site (tristement) célèbre de Badaling, une portion sauvage de la muraille mérite une visite. Du village de Waipao, en bordure de l’autoroute Pékin Tibet, partir vers le sud vers Banshiying, puis bifurquer à droite quand la route incline vers le sud-ouest (la route principale se termine en impasse après avoir coupé la muraille). On entre bientôt dans le Hebei. A 700 m d’altitude, après le village de Chenjiabu, bifurquer à gauche et poursuivre jusqu’au bout de la route cimentée (altitude 750 m). En poursuivant dans le fond de vallée, on coupe bientôt la muraille qui peut se prendre sur la gauche : longue montée jusqu’à une crête vers 1250 m, puis descente en pente plus douce vers le nord (d’où l’on peut rejoindre Chenjiabu). Pour rejoindre la muraille sur la droite, il faut prendre un sentier secondaire un peu avant de couper la muraille. On rejoint la muraille vers 960 m et on peut continuer vers le sud,  avec quelques passages raides : pour randonneurs entraînés et bien chaussés. On atteint successivement deux tours à 1 200 m d’altitude. Après le seconde, la muraille redescend à 1100 m jusqu’à un col où l’on peut aisément redescendre dans la vallée au nord (320 °). On aboutit alors à 825 m d’altitude, au bout de la route cimentée qui vient de Chenjiabu.

 

-          Plus à l’ouest, un petit coin de la province du Hebei, à 100 km à l'ouest de Pékin mérite aussi une visite. On y accède par la route G 109, puis par de petites routes remontant vers le nord via Dacun. On pourrait aussi prendre l'autoroute G6 "Pékin - Tibet" jusqu'au réservoir de Guangting et prendre une petite route (route 415) vers le sud. Bien que cette portion du Hebei ne soit pas vraiment difficile à atteindre, les Pékinois ne l'ont pas encore découverte en masse et l'on y trouve des tronçons de muraille tout à fait nature, avec quelques ouvrages défensifs bien conservés. Au pied de la muraille, le beau village de Zhenbiancheng a gardé ses fortifications Ming et a su conserver une unité architecturale de bon aloi tout en continuant à vivre. Ce n'est pas unique, mais suffisamment rare pour être signalé.

 

  • Un peu au nord de Zhenbiancheng, des pistes quittent la route vers l'ouest et permettent de rejoindre la muraille. C'est une portion peu connue, entre 1100 et 1300 m d'altitude, qui semble avoir été partiellement restaurée et qui offre de belles vues sur une région boisée, peu habitée, qui descend vers le réservoir de Guangting au nord. Elle se caractérise par des édifices circulaires en plus ou moins bon état, que l'on ne trouve pas sur les autres sites.

o        Quelques kilomètres au nord de Zhenbiancheng sur la route 415, avant de couper la muraille, deux pistes carrossables quittent la route vers l’ouest (près d’une installation de communication, alt 740 m). Prendre la seconde (la plus au nord). A la première fourche, prendre à droite. A l’alt 850 m, près d’un abri en brique, un sentier part sur la droite et remonte un vallon qui permet de rejoindre la muraille à un petit col. De là, possibilité de marcher sur la muraille. Si l’on part vers le sud, la muraille finit en impasse après quelques kilomètres. Si l’on marche vers le nord, on monte jusqu’à 1 300 m, puis commence une longue série de montée et de descentes.  La muraille semble avoir été restaurée en partie, ce qui rend la marche facile. Plusieurs tours circulaires, qui sont une particularité de ce tronçon. Lorsque la muraille se divise en deux, prendre la branche de droite vers le NE. Une tour circulaire bien conservée se trouve dans un creux, qui marque un petit col. En redescendant à droite, on trouve un vallon qui conduit en quelques kilomètres à la route 415 précitée venant de Zhenbiancheng. De là, le chemin le plus court vers Pékin consiste à continuer au nord pour rejoindre l’autoroute G6 « Pékin – Tibet ». Cette marche sur la muraille est belle et facile, mais longue (6 – 7 heures y compris les deux marches d’approche).

 

o   Plus au nord, il est possible de marcher sur la muraille sur le rebord du plateau qui domine la plaine du réservoir de Guangting. Bien que partiellement restaurée, la muraille n’est ni très belle ni très spectaculaire sur ce secteur, mais elle offre des vues très dégagées. Au km 15 de la route X 415 (à quelques mètres du col où la route coupe la muraille), on peut suivre la muraille (en marchant dessus ou en la longeant côté sud) d’abord vers le NO, puis vers le SO pendant plusieurs heures à une altitude variant entre 950 et 1100 m (point de départ à 1020 m). Possibilité de revenir par un canon encaissé qui ramène au point de départ. Deux pistes carrossables permettent de gagner la muraille en voiture si l’on ne souhaite pas marcher : départ au km 14 et au km 15,5.


o        La muraille est également accessible par la vallée située plus à l’ouest, au départ du village de Shuitou (du réservoir de Guangting, monter vers le sud au village de Shibajia, puis continuer jusqu’à Shuitou et poursuivre au sud par une piste carrossable jusqu’à la muraille ; de là, un sentier bien tracé vers l’est permet de monter jusqu’au col cité au paragraphe précédent). Du fond de la vallée (alt 1050 m), on peut aussi remonter sur la muraille sans difficulté majeure soit vers l’est (vers le col en question) soit vers l’ouest. Vers l'ouest, les premiers mètres de montée sont raides, la suite plus facile avec de belles vues (la muraille s'infléchit vers le sud). On franchit une succession de tours jusqu'à 1420 m environ, ce qui est l'un des points les plus élevés de la muraille à proximité de Pékin. Il est en revanche difficile d'aller plus loin car la végétation devient épaisse et les reliefs en à-pic.

o        Du village de Miaogang, entre Shibajia et Shuitou, un vallon quitte la route vers l’est. Une piste permet aux 4x4 de monter jusqu’à la muraille, en un point situé plus au nord que le tronçon compris entre Shuitou et Zhenbiancheng.  On est très près (1 km environ) de la tour circulaire accessible depuis Zhenbiancheng, ce qui permet de rejoindre la promeade décrite plus haut. La muraille y est en bon état, sans doute partiellement restaurée.

 

 

Et si ça ne vous suffit pas ?

 

Vous pouvez bien sûr aller plus loin, et même beaucoup plus loin vers l'ouest. Deux sites du Gansu méritent une mention pour ceux qui veulent suivre la muraille jusqu’au bout:

 

  • Jayuguan bien sûr, extrémité occidentale théorique de la grande muraille. Le fort qui en marque le terme est en fait très décevant car il est totalement restauré et envahi par les groupes de touristes. A 8 km au nord par la route X307, possibilité de marcher sur la muraille sur un site restauré (Shiguanxia Xuanbi; la muraille est ici en pisé et non en pierre de taille comme à Pékin). Pour voir une muraille modeste (sa hauteur n’excède pas trois ou quatre mètres) et plus naturelle, il faut en fait se rendre quelques km à l’ouest du fort, près de l’autoroute et d’une voie ferrée, sans nécessairement se rendre dans la partie aménagée pour les touristes. Belles vue sur les sommets enneigés des monts Qilian au sud.
  • Danggusui, une centaine de km à l’ouest de Dunhuang (93° 48’E, 40° 21’N). C’est une muraille vénérable  puisqu’elle remonte à la dynastie des Han (-206, + 220) alors que tous les sites décrits précédemment furent construits sous les Ming. Ce segment de muraille mesure 136 km, mais c’est à Danggusi qu’il est le mieux conservé (autant dire qu’il est à peu près invisible ailleurs). La muraille est ici faite d’une superposition de couches de terre et de paille. Là où elle n’a pas été remise en état, elle émerge à peine du sable gris du désert complet où elle se trouve. A Danggusi, on peut admirer une tour et des bottes de paille venues des Han. C’est un site unique, totalement différent de la muraille Ming à laquelle nous sommes habitués.

 

Mais, pour être plus original, vous pouvez aussi voir la muraille :

 

- des airs : excursions au départ de l'héliport de Badaling, avec Beijing Capital Helicopter, tel 59 15 67 45; c'est spectaculaire paraît-il, et de toute confiance (machines Eurocopter récentes);

 

- sous les eaux, en plongeant dans le lac de barrage de Panjiakou (Hebei); les eaux, vertes, pas très claires, submergent un tronçon de muraille englouti; des excursions sont organisées par Sinoscuba ; si la plongée avec bouteilles n'est pas votre fort, voyez au moins les photos : link.

 

(source : the Beijinger, août 2013)