Journal Pékin Paris (2013-2014) : 5 - en Iran

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le golfe Persique vu de notre hôtel à Bandar Abbas : un spectacle de verdure exceptionnel dans le sud de l'Iran

171ème jour, 22 février, Dubai Bandar Abbas (Iran) : Aller en Iran se mérite. Après avoir attendu 37 jours notre visa, nous attendons notre avion pendant 8 heures 15 minutes à l’aéroport de Dubaï. Nous décollons finalement à 16 heures. Le vol lui-même est très court : 34 minutes de vol, au cours desquelles nous survolons le golfe Persique, l’île de Qeshm et la côte iranienne. Paysage semi-désertique, avec quelques arbres ça et là.

Les formalités d’arrivée se font sans difficulté quoique dans un certain désordre. Une passagère rencontrée dans l’avion nous amène gentiment à Bandar Abbas (55° 03’E, 26° 39’N). Le choc de l’arrivée est immédiat avec des quartiers, des voitures et un hôtel qui évoquent les années 70.

Nous reculons nos montres de 30 minutes. L’Iran est à TU + 3 h 30 : 4 heures 30 de retard sur la Chine, 2 heures sur l’Inde, 30 minutes sur les Emirats, 2 heures 30 d’avance sur l’heure française d’hiver.

Nous passons la soirée en commençant à nous familiariser avec la vie iranienne avec ses petites complications : changer de l’argent, gérer des billets avec de nombreux zéros et deux monnaies : la monnaie officielle est le rial mais tout le monde compte en tomans (1 toman = 10 rials).

172ème jour, 23 février, île de Qeshm, 110 km : Bandar Abbas n’a rien d’une ville touristique mais offre quelques modestes curiosités :

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- le marché aux poissons, avec de belles prises qui montrent que le golfe Persique est poissonneux ;

- le front de mer, dont l’attrait est limité ;

- le bazar, animé comme il se doit mais avec beaucoup de pacotille ;

- et même, surprise, un petit temple hindou qui semble déconsacré et ne possède aucune statue.

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Du port, une vedette rapide d’origine chinoise, où l’on est assez entassé, permet de rejoindre Qeshm en 45 minutes. On aperçoit l’île d’Hormuz à bâbord et on traverse la zone de mouillage des pétroliers et des cargos ; Bandar Abbas est le principal débouché maritime du pays.

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A l’extrémité orientale de l’île éponyme, la petite ville de Qeshm possède, outre son bazar, une curiosité : un petit fort portugais du 16ème siècle, époque où le Portugal contrôlait le détroit d’Hormuz, pris ensuite et quelque peu amélioré par les Safavides.

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Départ ensuite en taxi, qui roule à vive allure sur de bonnes routes en longeant la côte nord de l’île. Comme aperçu hier depuis l’avion, le paysage est désertique et il fait plus de 30° en milieu de journée (dans quelques semaines, la température dépassera 40°).

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Sur la côte, près du village de Peiposht, plusieurs chantiers navals construisent des lenge, ces bateaux ventrus traditionnels qui font le commerce de cabotage. Ils ressemblent aux dhow arabes, mais moins raffinés que ceux que nous avions vu construire au Kerala. Si les membrures de la coque sont entièrement en bois, de la résine synthétique est utilisée pour le pont et le château arrière.

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L’excursion s’achève un peu plus à l’ouest, au village de Laft. Un petit fortin portugais en ruines, un ancien bassin alimenté par des puits (puits de Talla), un village de pêcheurs bien endormi en milieu de journée qui donne une idée du mode de vie traditionnel de la côte iranienne, quelques lenge au mouillage et une petite mangrove visible au sud. C’est un petit bout du monde, bien que l’île attire beaucoup de visiteurs iraniens.

173ème jour, 24 février, Bandar Abbas Shiraz, 580 km : nous quittons Bandar Abbas à midi, bien plus tard que prévu. Nous prenons la route côtière vers l’ouest pendant 60 km environ, puis bifurquons à droite vers le nord-ouest et l’intérieur.

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La route quitte alors la plaine littorale et s’élève lentement vers le plateau par une succession de petites cuvettes encadrées de collines. Le paysage est largement désertique mais  l’irrigation permet certaines cultures – légumes ou céréales – qui apportent autant de tâches vertes dans un paysage ocre. Ce sont de grands espaces avec de belles vues dégagées. Nombreux troupeaux de moutons. Plusieurs contrôles de police ; lors de l’un d’entre eux, un chien est utilisé pour détecter la drogue.

Pendant l’essentiel du trajet, nous ne passons que par deux agglomérations appréciables, Lar (alt. 780 m) et Jarom (alt. 980 m). Juste avant Jarom, nous apercevons des résidus de neige sur deux montagnes proches. La nuit tombe à 18 heures. Le dernier quart de cette longue étape – la plus longue depuis Pékin – se fait donc malheureusement de nuit, dans une région beaucoup plus peuplée. Nous arrivons à Shiraz (52° 32’E, 29° 37’N, alt. 1530 m) à 20 heures 40.

174ème et 175ème jours, 25 et 26 février, Shiraz et Persépolis, 120 km : finie la chaleur du golfe Persique : Shiraz est à 1 530 mètres d’altitude, il y fait frais et certaines des petites montagnes qui entourent la ville sont couvertes d’une mince couche de neige.

Nous visitons le centre de la ville avec plusieurs curiosités :

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- la forteresse de Karim Khan (18ème siècle), avec sa tour penchée au coin sud ; à l’intérieur, un jardin planté d’orangers nous rappelle l’ambiance de l’Andalousie ;

- Bagh-e-Nazar, avec un joli pavillon octogonal transformé en musée et le jardin qui l’entoure ;

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- les bazars, en particulier ceux de Vakil, construits par Karim Khan, qui contiennent eux-mêmes plusieurs centres d’intérêt : le hammam de Vakil, la mosquée de Vakil avec ses belles faïences (elle est malheureusement en travaux) et le bazar de Ruhollah avec sa petite place octogonale (Seray-e-Moshir) ; ces vastes bazars, intéressants par leur architecture, sont destinés à la clientèle locale et n’ont rien de touristique.

- la madrassa ye Khan, construite en 1615 ; nous ne voyons que le portail extérieur, qui est la partie la plus ancienne ;

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- la mosquée Nasir al Molk qui est notre favorite avec ses remarquables céramiques polychromes à dominantes bleues et roses ; nous aurions aimé y retourner car nous y sommes passés à la tombée de la nuit.

Au nord de la ville, nous visitons le tombeau du grand poète Hafez ; pour les Shirazis qui vivent dans le culte de ce grand homme, c’est un lieu de pèlerinage révéré ; pour le profane étranger, c’est en revanche sans grand intérêt malgré le petit jardin planté d’orangers qui entoure le mausolée.

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Non loin de là, la mosquée où repose Emir Hali (personnalité des premiers temps de l’islam) nous a séduits avec son bulbe, sa cour aux nombreuses pierres tombales et son intérieur en miroirs vénitiens.

Pour se rendre à Persépolis, on quitte Shiraz au nord-est en direction d’Ispahan et de Téhéran. On franchit une petite chaîne de montagnes (col à 1 850 m, une neige abondante recouvre les sommets à l’est) avant de redescendre dans une plaine irriguée. Persépolis se trouve au bout de la plaine, adossée à une petite montagne.

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Le site est à la hauteur de sa réputation : dans un beau cadre, de proportions imposantes même si le grand incendie d’Alexandre le Grand l’a beaucoup détruit, décoré de remarquables bas-reliefs qui mettent en scène les Perses, les Mèdes et les autres peuples tributaires de l’ancien empire. La restauration a été bien faite dans l’ensemble, même si de nombreuses barrières encadrent le cheminement des visiteurs. L’affluence est très raisonnable en ce jour de semaine, avec tout de même des groupes scolaires assez nombreux. Le musée est malheureusement fermé.

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Non loin de là, nous visitons le site dit de Necropolis (en deux parties : Naqsh-e-Rajab et surtout Nashq-e-Rostam) où sont enterrés Darius II, Artaxerxés Ier, Darius Ier et Xerxès Ier. Les tombes sont à flancs de falaise, on y trouve des bas-reliefs évocateurs de conquêtes et de cérémonies.

176ème jour, 27 février, Shiraz Yazd, 455 km : nous quittons Shiraz par la même route qu’hier, dépassons Persépolis et gagnons Pasargadae, 50 km plus loin, dans une grande plaine balayée par le vent mais irriguée malgré son aridité. Pasargadae fut capitale de l’empire perse avant Persépolis mais il n’en reste que quelques vestiges :

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- le tombeau de Cyrus, remarquable dans sa simplicité ;

- le palais privé de Cyrus, dont il ne subsiste que quelques vestiges ;

- le palais des audiences, avec une colonne cylindrique solitaire et de curieux bas-reliefs en forme d’hommes-poissons tronqués ;

- une ancienne porte,

- une tour, fortement étayée, qui serait un reste du tombeau de Cambyse, fils de Cyrus

- et une sorte de fort massif (ou de lieu de cérémonie ?) au sommet d’une colline dominant le site.

Sans être comparable à Persépolis, Pasargadae est un site évocateur. Il est aussi très peu visité (nous y étions quasiment seuls) ce qui contribue à son agrément.

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Nous reprenons à 11 h 30 la route d’Ispahan et franchissons une chaîne (col à 2400 m). Les montagnes qui nous dominent à l’ouest dépassent 3 000 m et sont enneigées.

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Peu avant, Abadeh, nous tournons à droite et partons vers le nord-est. A Abarkuh, des vestiges historiques sont visibles, notamment plusieurs forts.

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Nous traversons ensuite une vaste plaine entièrement désertique. C’est un désert total, qui donne l’impression de naviguer sur une mer, comme nous n’en avions pas vu depuis les déserts de Chine de l’ouest, particulièrement aux confins du Lop Nor et du Taklamakan, au Xinjiang (voir journal des 25 et 26 septembre). La solitude en moins, cependant, car la route est assez fréquentée.

Nous franchissons enfin une nouvelle chaîne de montagne assez belle, avec un col à 2470 m avant de redescendre dans une nouvelle plaine désertique où se trouve Yadz (54° 22’E, 31° 54’N), où nous arrivons à 14 h 30.

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En approchant, nous passons au pied de deux tours du silence, où les Zoroastriens déposaient jadis leurs morts pour que les vautours viennent s’en repaître.

La route a été excellente de bout en bout, ce qui nous a permis de parcourir 450 km en guère plus de 5 heures, ce qui eût été impensable sur les routes de l’Inde.

Nous nous installons dans un  hôtel agréable (demeure traditionnelle du 19ème siècle bien restaurée avec trois cours intérieures) et commençons les visites de la ville :

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- Ateskadeh, le temple du feu des Zoroastriens. Petit bâtiment dans un beau jardin planté d’arbres. A l’intérieur brûle la flamme éternelle, entretenue (sur plusieurs sites successifs) depuis des siècles. Yazd est en effet le centre historique de la petite minorité zoroastrienne d’Iran, sachant que de nombreux adeptes, fuyant les persécution s, ont migré vers l’Inde où ils sont connus sous le nom de Parsis.

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- La vieille ville où nous cheminons longuement, assez touristique (mais nous ne voyons presque aucun touriste) avec son dédale de ruelles, ses maisons en pisé à cours intérieures dissimulées aux regards et plusieurs belles mosquées avec leurs faïences bleues. Yazd est visiblement plus conservatrice que Bandar Abbas ou Shiraz : les femmes et même les très jeunes filles portent presque toutes le tchador. Le voile porté a minima sur l’arrière de la tête ne se rencontre guère ici.  Nous sommes très bien accueillis, ici comme ailleurs : on nous guide, on nous offre des sucreries, on nous invite à monter sur les terrasses, tout cela avec beaucoup de gentillesse.

177ème jour, 28 février, Yazd Ispahan, 300 km : nous retournons ce matin dans la vieille ville de Yazd, très morte ce vendredi matin.

 Nous visitons aussi le musée de l’eau, une ancienne demeure à cour intérieure en dessous de laquelle nous descendons sous terre pour observer les qanat, ces canaux souterrains venus de la montagne qui apportent l’eau à la ville grâce auxquels la vie est possible au milieu du désert. C’est le principe des karez du Xinjiang et des falaj d’Oman déjà évoqué dans ce journal et dans l’article sur le jebel Hajar. Le musée donne de nombreux détails sur l’entretien et l’utilisation de ces canaux souterrains.

Nous quittons Yadz vers le nord-ouest à 13 h 30. La route est à quatre voies mais assez chargée. Lorsqu’on a quitté les abords irrigués de Yazd, c’est à nouveau un plateau désertique gris, qui semble tout à fait horizontal mais s’élève en fait insensiblement. La monotonie du paysage est rompue par une chaîne de montagnes parallèle à la route dans l’ouest, à quelques kilomètres de distance. On aperçoit quelques petits fortins.

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A Na’in on quitte la route de Téhéran et on bifurque à gauche plein ouest. 20 km plus tard, la route quitte le plateau et franchit la chaîne de montagnes qu’elle longeait  depuis le départ (col à 2 350 m). On retrouve bientôt, à Toudeshk, un plateau désertique gris qui descend insensiblement et se rapproche peu à peu des montagnes de Zagros, chaîne centrale de l’Iran.

Nous arrivons à Ispahan (51° 41’E, 32° 40’N, alt. 1570 m) à 18 h.  Nous arrivons à l’hôtel une heure plus tard car les distances sont grandes et la ville embouteillée.     .

178ème au 180ème jours, 1er au 3 mars, Ispahan : nous avons longuement marché dans Ispahan, ce qui est d’autant plus agréable qu’il y fait frais et que les touristes y sont très rares, au moins à cette période de l’année.

Nous en retiendrons notamment les visites suivantes :

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- le bazar-e-Bozorg au cœur de la ville. Séculaire et couvert, il est remarquable et n’a tien de touristique. Comme ailleurs en Iran, il est assez peu spécialisé : des boutiques très différentes voisinent dans une même allée. Il s’y vend surotut de la pacotille et des vêtements à bas prix. Une spécialité locale : les « sept épices » accumulées en strates multicolores.

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- La mosquée Jameh, millénaire, la plus grande du pays avec 20 000 m² et des styles décoratifs empruntés à toutes les époques. Nous avons aimé tant sa cour monumentale que ses parties couvertes avec leurs dômes et leurs forêts de colonnades.

-         La place Naqsh-e-Jahan, construite à partir de 1602 par l’Empereur saffavide Shah Abbas ; elle est monumentale, la seconde plus grande place du monde après la place Tiananmen paraît-il ; un passe-temps local consiste à la parcourir en calèche ; la place est ceinte d’un beau bazar couvert principalement consacré à l’artisanat local ; trois monuments de cette époque la bordent :

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-         La mosquée Shah, alias mosquée de l’Imam, très vaste et magnifique avec ses faïences bleues ; nous n’en avions peut-être jamais vues d’aussi richement décorées ; elle comporte une cour centrale, plusieurs cours secondaires et des parties couvertes ; seul regret : les nombreux échafaudages des travaux de restauration ;

-         Le palais Ali Qapu, construit par Shah Abbas ; sa terrasse aux piliers élancés offre une belle vue sur la place ; quelques fresques à l’intérieur ont survécu aux vicissitudes historiques ;

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- La mosquée Sheikh Lotfollah, beaucoup plus petite que la précédente mais frappante par son très beau dôme couleur crème, couleur inhabituelle ;

-         Un peu plus à l’ouest, le palais Chehel Sotun, reconstruit en 1706 après un incendie ; c’est un élégant pavillon de réception dans un beau parc planté de pins ;

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- Les ponts historiques sur la rivière Zayandeh, hélas à sec à cette période de l’année ; le plus spectaculaire est le pont Si-o-Seh, long de 298 m, construit de 1599 à 1602 avec ses arches sur deux niveaux ; des jeunes viennent le soir fumer le narghilé sur les berges, car c’est le seul endroit où garçons et filles peuvent se retrouver ;

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-         Le quartier arménien de la Nouvelle Jolfa, au sud de la rivière ; Jolfa est une petite ville sur la frontière nord de l’Iran, d’où Shah Abbas transféra de force vers Ispahan la population chrétienne en 1604, pour bâtir sa nouvelle capitale ; il n’y a plus que quelques 5 000 Arméniens dans le quartier, mais celui-ci a gardé avec ses maisons basses une atmosphère de village avec ses commerces et ses restaurants ; plusieurs églises y ont subsisté, dont deux se visitent, Sainte Bethléem et Saint Joseph d’Arimathie ; extérieurement, elles ont un faux air de mosquées avec leur construction en briques et leurs dômes en bulbes (photo ci-dessus) ;

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intérieurement en revanche, elles sont richement décorées de fresques bibliques, sur un soubassement de faïences jaunes persanes ; nous visitons aussi un petit musée arménien, avec notamment d’anciens livres pieux enluminés et une vitrine militante dénonçant le génocide de 1915 ; ce quartier constitue un rare îlot de chrétienté au cœur de l’Iran, le bruit des cloches y remplace l’appel à la prière.

Au total, la visite d’Ispahan est très agréable et fort intéressante.

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181ème jour, 4 mars, Ispahan Téhéran, 428 km : nous quittons Ispahan à 8 h 30 par l’autoroute de Téhéran (en parfait état). Le scénario des étapes précédentes se reproduit : nous traversons d’abord un plateau désertique dominé par des montagnes. Puis nous franchissons une chaîne de montagnes par un col à 2 000 m. Les sommets atteignent sans doute 3 500 m et sont couverts de neige. Nous redescendons ensuite et passons à proximité de Natanz (pas de point d’intérêt visible de la route), puis aboutissons sur un nouveau plateau aride où se trouve Kashan (51° 28’E, 33° 59’N, alt. 935 m), qui semble très étendue mais sans aucun immeuble élevé.

Nous visitons dès notre arrivée plusieurs sites de Kashan :

-         le bazar, couvert et centenaire, est intéressant en soi et contient quelques points d’intérêt :

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- l’ancien caravansérail Dowleh Timche avec sa belle voûte (photo ci-contre);

-         un magasin d’épices (Kashani) qui broie celles-ci avec une meule séculaire ;

-         la petite mosquée Mir Amad

-         la mosquée Aga Borzog et le tombeau voisin du sage local Ghotbs Kashani (intérêt limité) ;

-         une grande demeure traditionnelle parmi plusieurs autres (Khan-e-Tabatabei) restaurée avec ses multiples cours intérieures et ses pièces sur plusieurs niveaux prévues les unes pour l’hiver, les autres pour l’été ; les pièces sont malheureusement vides de tout mobilier ;

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- le hammam Sultan Mir Amad, très beau sous ses coupoles ;

-         le site archéologique de Sialk, avec son ancien ziggourat (temple pyramidal) fouillé naguère par une équipe archéologique française (photo ci-dessous) ; on y a trouvé des objets s’étalant du 5ème au 1er millénaire avant JC, dont des jarres et statuettes dont certaines sont aujourd’hui au Louvre ; le tout petit musée n’est pas dépourvu d’intérêt ; le site lui-même a été recouvert d’une couche protectrice sans doute nécessaire, mais qui le rend moins évocateur.

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Au total, ce sont le bazar et le hammam qui nous ont le plus intéressés à Kashan.

Ces visites faites, nous avons dîné paisiblement à Kashan, en pensant qu’il y a six mois demain, nous quittions Pékin pour le Shanxi, l’aventure commençait.

A 22 heures, l’impensable s’est produit. Un appel téléphonique de Paris nous a appris que Clément, notre fils adoré, Clément au sourire si gentil, Clément notre charmant compagnon de voyage de Bagdogra à Bénarès (voir journal du 24 décembre au 3 janvier), Clément n’était plus.

A 23 heures, nous étions à nouveau en voiture.

182ème jour, 5 mars, Téhéran Paris: à 1 heure, nous arrivions à Téhéran. A 12 h 30, nous étions à Paris.

  A suivre : Journal Pékin Paris (2013-2014) : 6 - en Turquie et après

Voyez aussi notre article : Brèves impressions d'Iran

et nos photos d'Oman de Dubaï et d'Iran : Pekin-Paris-4-Oman EAU - 5 - Iran Pekin-Paris-4-Oman EAU - 5 - Iran