De Mohan à Horgos, sur les routes de Chine en campervan électrique

Publié le par Ding

En bordure du désert de Kumtag, près de Lukeqin, au Xinjiang

En bordure du désert de Kumtag, près de Lukeqin, au Xinjiang

Publicité

Abstract : China being number one in producing and selling electric vehicles (EVs), travelling in China with an EV should be quite easy. Large numbers of Chinese tourists travel very long distances to visit their country with their electric cars or motorhomes. For a laowai (foreigner) with a non-Chinese EV, it is an entirely different story. Everything is complicated from surviving without Google Maps to charging with a Chinese app and even entering a parking lot with a foreign plate. We were not too happy at the beginning to be chaperoned by a guide but soon realized we could not make it without help.

Le présent article s’efforce d’expliquer un paradoxe : alors que la Chine est championne du monde de la voiture électrique et que nos amis chinois sillonnent leur vaste pays en voitures ou en véhicules de loisir électriques, nous avons éprouvé dès les premières minutes les complexités et les difficultés que peut rencontrer un voyageur étranger, surtout s’il est assez hardi ou inconscient pour s’aventurer en Chine avec un véhicule électrique non chinois.

Frontière Chine - Laos à Mohan (photo 1) ; frontière Chine - Kazakhstan à Horgos (photo 2)Frontière Chine - Laos à Mohan (photo 1) ; frontière Chine - Kazakhstan à Horgos (photo 2)

Frontière Chine - Laos à Mohan (photo 1) ; frontière Chine - Kazakhstan à Horgos (photo 2)

Publicité

Notre parcours a commencé à Mohan, à la frontière du Laos. Nous avons parcouru la province du Yunnan du sud au nord, puis le sud du Sichuan jusqu’à Chengdu, la capitale provinciale. Nous avions alors parcouru 2044 kilomètres en dix jours depuis Mohan. Notre voyage aurait dû s’arrêter là et notre véhicule regagner l’Europe par le train. Pour une raison qui sera expliquée plus loin, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Il a fallu continuer vers la Chine de l’ouest, au Gansu puis au Xinjiang, jusqu’à Horgos sur la frontière du Kazakhstan. Au total, vingt-et-un jours de voyage de Mohan à Horgos.

Pont frontalier Yunnan - Sichuan sur la rivière Jinsha (photo 1) ; route G312 dans la neige près de Minxian, au Gansu (photo 2) ; en descendant du lac Sayram au Xinjiang (photos 3 et 4)Pont frontalier Yunnan - Sichuan sur la rivière Jinsha (photo 1) ; route G312 dans la neige près de Minxian, au Gansu (photo 2) ; en descendant du lac Sayram au Xinjiang (photos 3 et 4)
Pont frontalier Yunnan - Sichuan sur la rivière Jinsha (photo 1) ; route G312 dans la neige près de Minxian, au Gansu (photo 2) ; en descendant du lac Sayram au Xinjiang (photos 3 et 4)Pont frontalier Yunnan - Sichuan sur la rivière Jinsha (photo 1) ; route G312 dans la neige près de Minxian, au Gansu (photo 2) ; en descendant du lac Sayram au Xinjiang (photos 3 et 4)

Pont frontalier Yunnan - Sichuan sur la rivière Jinsha (photo 1) ; route G312 dans la neige près de Minxian, au Gansu (photo 2) ; en descendant du lac Sayram au Xinjiang (photos 3 et 4)

Nous avons roulé la plupart du temps sur des autoroutes moins chargées que celles de l’est du pays. Les ouvrages d’art, ponts et tunnels de plusieurs kilomètres dans les montagnes, ont été un sujet d’admiration permanente. La Chine devance de loin le reste du monde dans ce domaine. Après les routes tortueuses à l’infini de la cordillère des Andes et de l’Indonésie, nous avons admiré chaque jour ces merveilles de génie civil.

 Parc de la minorité Dai à Menghan, au Xichuangbanna (photos 1 à 4) ; le Mékong entre Menghan et Jinghong (photo 5) Parc de la minorité Dai à Menghan, au Xichuangbanna (photos 1 à 4) ; le Mékong entre Menghan et Jinghong (photo 5)
 Parc de la minorité Dai à Menghan, au Xichuangbanna (photos 1 à 4) ; le Mékong entre Menghan et Jinghong (photo 5) Parc de la minorité Dai à Menghan, au Xichuangbanna (photos 1 à 4) ; le Mékong entre Menghan et Jinghong (photo 5) Parc de la minorité Dai à Menghan, au Xichuangbanna (photos 1 à 4) ; le Mékong entre Menghan et Jinghong (photo 5)

Parc de la minorité Dai à Menghan, au Xichuangbanna (photos 1 à 4) ; le Mékong entre Menghan et Jinghong (photo 5)

Publicité

Notre véhicule : une camionnette électrique Opel Vivaro-e, avec sa batterie de 75 kWh, baptisée e-Scargo!, aménagée en campervan avec laquelle nous voyageons depuis octobre 2025 en Australie, puis en Malaisie, en Thaïlande et au Laos 1.

1: plus de détails dans notre article de 2023 : le choix et la préparation du véhicule.

Passage d'un gué au nord de Vang Vieng (photo 1) ; notre van arrive en camion à la frontière Laos - Chine (photo 2) ; sortie du Laos à Boten (photo 3)Passage d'un gué au nord de Vang Vieng (photo 1) ; notre van arrive en camion à la frontière Laos - Chine (photo 2) ; sortie du Laos à Boten (photo 3)Passage d'un gué au nord de Vang Vieng (photo 1) ; notre van arrive en camion à la frontière Laos - Chine (photo 2) ; sortie du Laos à Boten (photo 3)

Passage d'un gué au nord de Vang Vieng (photo 1) ; notre van arrive en camion à la frontière Laos - Chine (photo 2) ; sortie du Laos à Boten (photo 3)

Pourquoi ce voyage en Chine, passionnant au demeurant, a-t-il été si compliqué ?

- Il a d’abord fallu traverser le Laos pour atteindre la Chine. Venant d’Asie du sud-est, c’était le seul choix car le Vietnam, la Birmanie et l’Inde ne sont pas des pays possibles pour gagner la Chine avec une voiture. Au Laos, le voyage est facile de Vientiane à Vang Vieng mais les mauvaises routes du nord-Laos ne sont vraiment praticables qu’en 4x4. Nous avons dû faire camionner notre van de Luang Prabang à la frontière chinoise tant la nationale 13 est dégradée. Il faudra attendre 2030 pour que la nouvelle autoroute, construite par la Chine, soit achevée. Voir notre journal de voyage au Laos.

A Pu'er, au Yunnan (photo 1), avec le thé compressé en  briques (photo 2) ; à Nakeli (photo 3) ; monument sur le tropique du cancer à Mojiang (photo 4, le tropique est matérialisé par la ligne noire au sol)A Pu'er, au Yunnan (photo 1), avec le thé compressé en  briques (photo 2) ; à Nakeli (photo 3) ; monument sur le tropique du cancer à Mojiang (photo 4, le tropique est matérialisé par la ligne noire au sol)
A Pu'er, au Yunnan (photo 1), avec le thé compressé en  briques (photo 2) ; à Nakeli (photo 3) ; monument sur le tropique du cancer à Mojiang (photo 4, le tropique est matérialisé par la ligne noire au sol)A Pu'er, au Yunnan (photo 1), avec le thé compressé en  briques (photo 2) ; à Nakeli (photo 3) ; monument sur le tropique du cancer à Mojiang (photo 4, le tropique est matérialisé par la ligne noire au sol)

A Pu'er, au Yunnan (photo 1), avec le thé compressé en briques (photo 2) ; à Nakeli (photo 3) ; monument sur le tropique du cancer à Mojiang (photo 4, le tropique est matérialisé par la ligne noire au sol)

- Notre guide, envoyée par l’agence qui avait déjà organisé notre traversée du Tibet en 2013, nous attendait à la frontière et nous a permis de faire les formalités en douceur. Nous étions, pour être francs, assez mécontents de devoir être accompagnés d’une guide pendant tout notre voyage en Chine. C’est la règle pour les étrangers qui visitent la Chine avec une voiture étrangère même si certaines agences s’en affranchissent en partie. Dès les premières minutes nous avons compris combien cette guide était indispensable pour régler les mille tracas du voyage électrique en Chine. Nous avons eu la chance, comme en 2013, de disposer d’une guide parfaitement efficace et entièrement dévouée.

Jardin de thé à Mojiang (photo 1) ; le château des caravanes de chevaux sur la rive droite du Fleuve rouge (photo 2) ; les rizières en terrasses de Yuanyuang (photos 3 à 5)Jardin de thé à Mojiang (photo 1) ; le château des caravanes de chevaux sur la rive droite du Fleuve rouge (photo 2) ; les rizières en terrasses de Yuanyuang (photos 3 à 5)
Jardin de thé à Mojiang (photo 1) ; le château des caravanes de chevaux sur la rive droite du Fleuve rouge (photo 2) ; les rizières en terrasses de Yuanyuang (photos 3 à 5)
Jardin de thé à Mojiang (photo 1) ; le château des caravanes de chevaux sur la rive droite du Fleuve rouge (photo 2) ; les rizières en terrasses de Yuanyuang (photos 3 à 5)Jardin de thé à Mojiang (photo 1) ; le château des caravanes de chevaux sur la rive droite du Fleuve rouge (photo 2) ; les rizières en terrasses de Yuanyuang (photos 3 à 5)

Jardin de thé à Mojiang (photo 1) ; le château des caravanes de chevaux sur la rive droite du Fleuve rouge (photo 2) ; les rizières en terrasses de Yuanyuang (photos 3 à 5)

- Il nous a fallu une heure trente pour obtenir une carte SIM chinoise sur un de nos téléphones et comprendre l’étendue du désastre : presque tous les sites étrangers que nous utilisons habituellement, à commencer par Google, Gmail, Playstore, Google Maps, sont bloqués en Chine 2. Nous avons pris conscience de notre dépendance à Google pendant ce voyage sans Google. Inversement, nos téléphones français pilotés par Google ont refusé de télécharger les applications chinoises dont nous avions besoin pour naviguer en Chine et recharger notre voiture. La solution s’est imposée : notre guide a payé pour nous les recharges électriques et la plupart des hôtels et nous la remboursions chaque soir. Par chance, nous avons pu télécharger les applications chinoises Alipay et WeChatpay, indispensables pour survivre en Chine. Aucune station de recharge n’accepte les cartes bancaires.

2: sauf à utiliser un VPN (réseau privé virtuel), logiciel qui permet de contourner la « grande muraille numérique » chinoise ; c’est illégal même si c’est très répandu ; nous n’avons pas souhaité le faire.

A u poste de police Manzhuang (photo 1) ; notre immatriculation chinoise temporaire (photo 2) ; le caractère noir "yun" sur la gauche indique que le véhicule est immatriculé au Yunnan ; en bas figurent les provinces où nous étions autoriser à circuler.A u poste de police Manzhuang (photo 1) ; notre immatriculation chinoise temporaire (photo 2) ; le caractère noir "yun" sur la gauche indique que le véhicule est immatriculé au Yunnan ; en bas figurent les provinces où nous étions autoriser à circuler.

A u poste de police Manzhuang (photo 1) ; notre immatriculation chinoise temporaire (photo 2) ; le caractère noir "yun" sur la gauche indique que le véhicule est immatriculé au Yunnan ; en bas figurent les provinces où nous étions autoriser à circuler.

- Deuxième surprise ou demi-surprise : impossible de prendre l’autoroute à notre arrivée à Mohan avec notre plaque étrangère. Les immatriculations sont contrôlées à chaque entrée et sortie d’autoroute, seules les plaques chinoises sont reconnues par le système. Nous avons dû emprunter une route sinueuse pour gagner un poste de police qui nous a délivré une plaque d’immatriculation et un permis de conduire temporaires. Même avec cette précieuse plaque plastifiée, chaque péage d’autoroute est une aventure, l’employé(e) se demandant s’il est possible de laisser passer un diable étranger. Même les entrées dans les parkings sont problématiques, les gardiens de parking ayant été remplacés par des automates qui ne déchiffrent que les plaques chinoises ; les vraies pas notre plaque temporaire. Au Xinjiang, les stations service sont protégées par des barrières qui ne s’ouvrent qu’avec une carte d’identité chinoise.

Véhicules de loisirs chinois dont un électrique reconnaissable à sa plaque verte (photos 1 à 4) ; notre e-Scargo! suscite étonnement  et curiosité au Xinjiang (photo 5)Véhicules de loisirs chinois dont un électrique reconnaissable à sa plaque verte (photos 1 à 4) ; notre e-Scargo! suscite étonnement  et curiosité au Xinjiang (photo 5)Véhicules de loisirs chinois dont un électrique reconnaissable à sa plaque verte (photos 1 à 4) ; notre e-Scargo! suscite étonnement  et curiosité au Xinjiang (photo 5)
Véhicules de loisirs chinois dont un électrique reconnaissable à sa plaque verte (photos 1 à 4) ; notre e-Scargo! suscite étonnement  et curiosité au Xinjiang (photo 5)Véhicules de loisirs chinois dont un électrique reconnaissable à sa plaque verte (photos 1 à 4) ; notre e-Scargo! suscite étonnement  et curiosité au Xinjiang (photo 5)

Véhicules de loisirs chinois dont un électrique reconnaissable à sa plaque verte (photos 1 à 4) ; notre e-Scargo! suscite étonnement et curiosité au Xinjiang (photo 5)

- Le premier grand sujet a été sans surprise la recharge électrique de notre e-Scargo! . Nous avions anticipé que nous trouverions partout des stations de recharge et ce fut bien le cas. Il y en a partout, gérées par de de nombreux opérateurs nationaux ou locaux et ces stations peuvent compter jusqu’à vingt bornes ou davantage.

En recharge rapide ; l'adaptateur de couleur noire est bien visible sur la photo 4, en prolongement du pistolet de la station qui est blanc..En recharge rapide ; l'adaptateur de couleur noire est bien visible sur la photo 4, en prolongement du pistolet de la station qui est blanc..
En recharge rapide ; l'adaptateur de couleur noire est bien visible sur la photo 4, en prolongement du pistolet de la station qui est blanc..En recharge rapide ; l'adaptateur de couleur noire est bien visible sur la photo 4, en prolongement du pistolet de la station qui est blanc..

En recharge rapide ; l'adaptateur de couleur noire est bien visible sur la photo 4, en prolongement du pistolet de la station qui est blanc..

- Seulement voilà : alors que la Chine inonde le monde de voiture équipées de prises CCS2, celles qui équipent les voitures électriques en Europe, les voitures produites pour le marché chinois sont dotées d’une prise différente, dite GB/T. Les stations de recharge en Chine ne comportent que des câbles GB/T. Nous avons dû nous procurer en urgence deux adaptateurs : un « CCS2 vers GB/T » pour les recharges rapides et un « type 2 vers GB/T » pour les recharges lentes. Nous avons eu la chance de trouver le premier au Laos et avons acheté le second en ligne. Ce n’est pas simple à trouver car aucun Chinois n’a besoin d’adaptateur pour recharger sa voiture dans son pays.

Nous recevons de l'aide, toujours bénévole, pour faire vérifier notre adaptateur.Nous recevons de l'aide, toujours bénévole, pour faire vérifier notre adaptateur.

Nous recevons de l'aide, toujours bénévole, pour faire vérifier notre adaptateur.

- Même avec ces adaptateurs et les applications de recharge (entièrement en chinois bien sûr) utilisées par notre guide, les recharges ont été un défi quotidien ; l’adaptateur pour charge rapide nous a donné des soucis ; nous avons dû le faire vérifier par trois électriciens successifs qui y on mis toute leur habileté alors qu’ils ignoraient tout de ces appareils. La recharge lente est plus facile mais elle est très lente et nous n’y avons recouru que quelques soirs. Certaines stations ont obstinément refusé de recharger notre véhicule, sans doute en raison d’incompatibilités logicielles. Les meilleurs opérateurs : Sinopec Recharge (石化易电) et Lixing (理想) qui ont presque toujours fonctionné. Le pire : Star Charge (星星充电) qui a refusé obstinément notre voiture. Avec les autres opérateurs dont State Grid (国家电网) nous avons parfois pu recharger, pas toujours.

Marché à Mengan (photo 1) ; à Yuanyuang (photos 2 à 6)Marché à Mengan (photo 1) ; à Yuanyuang (photos 2 à 6)
Marché à Mengan (photo 1) ; à Yuanyuang (photos 2 à 6)Marché à Mengan (photo 1) ; à Yuanyuang (photos 2 à 6)
Marché à Mengan (photo 1) ; à Yuanyuang (photos 2 à 6)Marché à Mengan (photo 1) ; à Yuanyuang (photos 2 à 6)

Marché à Mengan (photo 1) ; à Yuanyuang (photos 2 à 6)

- Le deuxième grand sujet a été de sortir de Chine. Il était prévu depuis des mois que notre voyage en Chine s’arrêterait à Chengdu et que notre van regagnerait l’Europe par le train. Ce plan a volé en éclats quelques jours avant notre arrivée en Chine lorsque nous avons appris que les chemins de fer chinois ne transportaient que les véhicules électriques entièrement neufs. Notre agence a contacté des transporteurs maritimes : les uns ont refusé, les autres ont exigé un document de sécurité, le rapport de test UN 38.3, que nous n’avons jamais pu obtenir d’Opel depuis 2023. Nous étions pris au piège.

A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;
A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;
A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;
A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;

A Zhaohua au Sichuan (photo 1) ; à Xiaokou au Gansu sur la grande muraille (photo 2) ; arrivée au Xinjiang (photo 3) ; en route vers Turfan et Urumqi (photo 4) ; un vendeur d'huîtres bien loin de la mer à Turfan (photo 5) ; au grand bazar international d'Urumqi (photo 6) ; des pales d"éoliennes sur l'autoroute (photo 7) ; au lac Sayram (photos 8 et 9) ;

Une solution demeurait : traverser la Chine jusqu’à la frontière du Kazakhstan, soit 3680 kilomètres depuis Chengdu et 5724 depuis Mohan, puis tenter d’expédier notre véhicule au départ d’Almaty. Cette longue route, que nous connaissions déjà pour l’essentiel depuis nos voyages de 2012, 2013 et 2018, s’est faite sans trop de mal si ce n’est les difficultés quotidiennes de recharge. Nous espérons que l’expédition de notre véhicule depuis Almaty ne sera pas un mirage.

*      *      *

Nos bonnes fées : Murielle, organisatrice de notre voyage (photo 1), et Shannon, notre guide (les deux photos)Nos bonnes fées : Murielle, organisatrice de notre voyage (photo 1), et Shannon, notre guide (les deux photos)

Nos bonnes fées : Murielle, organisatrice de notre voyage (photo 1), et Shannon, notre guide (les deux photos)

Que nos lecteurs se rassurent, nous avons aimé ce voyage : les montagnes du Yunnan avec leurs rizières en terrasses et leurs marchés, la vieille ville de Zhaohua au Sichuan puis la longue traversée à marche forcée du Gansu et du Xinjiang ont été une vraie aventure, rendue possible par notre agence et notre guide. Un grand merci à elles.

Toutes les difficultés rencontrées alors que nous avions arpenté la Chine en voiture bien plus facilement dans le passé nous ont cependant fait réfléchir. Certes nous avons cherché la difficulté  en choisissant de traverser le pays avec notre véhicule, électrique de surcroît. Mais il nous semble que le voyage est vraiment devenu plus compliqué dans une Chine post-COVID qui a opté pour le tout numérique et utilise le numérique comme un outil permanent de contrôle social. Certaines situations – dont les péages d’autoroute ou la simple entrée dans un parking – nous ont semblé dignes d’Orwell. A tout le moins, la Chine est devenue en un sens plus insulaire, donc difficile pour les étrangers, qu’elle l’était lors de nos séjours précédents. C’est un peu dommage. Mais le voyage en Chine, croyez nous, vaut toujours la peine.

Montagnes au nord du Yunnan (photo 1), à l"ouest du Xinjiang (photo 2)Montagnes au nord du Yunnan (photo 1), à l"ouest du Xinjiang (photo 2)

Montagnes au nord du Yunnan (photo 1), à l"ouest du Xinjiang (photo 2)

#adm888

Voyez aussi notre journal quotidien de voyage :

- au Yunnan et au Sichuan ;

- puis au Gansu, au Xinjiang et au Kazakhstan.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article