Journal autour du monde 2025 : 20 – Singapour, Malaisie péninsulaire
Suite de : Journal autour du monde 2025 : 19 – Sumbawa, Lombok, Bali
435ème et 436ème jours, 13 et 14 décembre 2025, Kuta (Bali) – Singapour et séjour à Singapour
Nous atterrissons à l’aéroport de Changi le 13 décembre à 13 heures. Pas de décalage horaire sur ce vol : Singapour et la Malaisie sont à la même heure que l’Indonésie centrale, TU +8. Cent-quatre-vingt-dix-huit jours après avoir franchi l’équateur au Milieu du monde, nous retrouvons l’hémisphère nord que nous ne quitterons en principe plus jusqu’à la fin du voyage. Nous nous installons sur Albert Street, à proximité de Rochor Road (103° 51’E, 1° 18’N) et retrouvons ainsi Singapour où nous avions vécu en famille de 1989 à 1992.
La mosquée Abdul Gafoor à Little India (photo 4) ; le temple tamoul Sri Srinivasa Perumal (photo 7) ; sur Petain Road (photos 8 et 9) ; la mosquée Sultan près d'Arab Street (photo 10)
Nous nous promenons l’après-midi dans Little India, autour de Serangoon Road. Nous poussons jusqu’au petit quartier dont les noms de rues commémorent la Première guerre mondiale : Marne, Somme, Verdun, Flandres et même Petain Road qui a conservé le nom du vainqueur de Verdun malgré une petite controverse il y a quelques années. C’est un quartier paisible alors qu’il était mal famé naguère. Malgré une forte pluie, nous gagnons ensuite le quartier musulman d’Arab Street. Tout cela n’a pas beaucoup changé depuis trente-cinq ans, même si c’est devenu un peu plus clinquant et commercial.
Nous retrouvons le très beau jardin botanique de Singapour le 14 décembre. Il est toujours tenu à la perfection. Le jardin des orchidées a été complètement transformé et présente une collection remarquable, avec une serre climatisée pour les orchidées de montagne.
Sur Orchard Road (photo 1) ; à Peranakan (photo 2) ; l'hôtel Raffles (photo 3) ; le Merlion, monument emblématique de Singapour (photo 4) ; au food centre de Lau Pa Sat (photo 5) ; le temple de Thian Hock Keng (photo 6) ; dans la ville chinoise (photos 7 à 10)
Nous déambulons ensuite dans des quartiers que nous avions bien connus autrefois : Orchard Road, grande avenue commerçante, Pernanakan, ancien quartier des Chinois de Malaisie, l’hôtel Raffles chargé d’histoire mais trop parfaitement rénové à notre goût, la rivière de Singapour et enfin la ville chinoise récurée de fond en comble et devenue complètement touristique. Nous retrouvons l’odeur forte des durians (photo 10 ci-dessus). La pluie arrive en abondance vers 15 heures 20.
Malacca : vue partielle du haut de la colline Saint Paul, le détroit de Malacca est visible au fond (photo 1) ; la rivière de Malacca au coeur de la ville (photos 2 à 4)
437ème et 438ème jours, 15 et 16 décembre, Singapour – Malacca (Malaisie), 250 km et séjour à Malacca
Nous gagnons la gare routière de Queen Street à pied sous la pluie le 15 décembre. Nous prenons un car malaisien à 9 heures 30 en direction de Malacca. Nous franchissons la frontière au pont de Tuas et non sur l’ancien causeway entre Woodlands et Johore Baru. Les formalités, automatisées, sont rapides des deux côtés. Le car prend ensuite l’autoroute vers le nord-ouest. On traverse une région de plaine et de petites collines où se pratique une quasi-monoculture de palmiers à huile. Quelques hévéas en bord de route, quelques plantations de bananiers et de canne à sucre mais la prédominance des palmiers à huile est écrasante. La forêt n’a subsisté que sur quelques hauteurs. Nous quittons l’autoroute et rejoignons Malacca (102° 15E, 2° 12’N) peu après 14 heures. Le car nous dépose dans le centre historique. Nous nous installons et commençons nos visites.
Malacca a conservé les traces des colonisations et des migrations successives : elle fut portugaise, puis hollandaise, puis britannique avant de s’intégrer dans la Malaisie indépendante. Les Chinois y sont présents en masse mais sont fortement assimilés et ot développé une culture spécifique, dite Baba Nyonya. Malacca est aujourd’hui très, voire trop touristique mais moins léchée et ripolinée que la ville chinoise de Singapour, ce qui lui donne un petit parfum d’authenticité. Nous visitons notamment :
- quelques restes de fortifications portugaises autour de l’ex-colline Saint Paul ;
L'église du Christ (photo 1) ; le Statdhuys (photo 2) ; l'église Saint Paul (photos 7 et 8) ; l'ancienne banque HSBC (photo 9)
- les bâtiments de l’époque coloniale hollandaise (17ème et 18ème siècles) : la mairie (Stadthuys), l’Église du Christ (1753) et plusieurs autres, majoritairement peints en rouge ; les bâtiments, plus récents, de la colonisation britannique ; Malacca faisait partie, avec Penang et Singapour, des « établissements des détroits) ;
- la ville chinoise, avec beaucoup de belles maisons des 19ème et 20ème siècles ; plusieurs temples chinois dont Cheng Hoon Teng, le plus vieux temple chinois de Malaisie ; plusieurs mosquées intéressantes avec des influences architecturales diverses, notamment de Sumatra.
Le temple Cheng Hoon Teng (photos 2 et 3) ; mosquée de Kampung Kling (photos 4 et 5) ; mosquée de Kampung Hulu (photo 6)
Malgré une fréquentation touristique importante, Malacca reste agréable. Nous devons cependant consacrer aussi du temps aux questions logistiques car notre van arrivera dans quelques jours. Or les nouvelles sont inquiétantes : nécessité d’obtenir un permis pour circuler en Malaisie, nécessité d’assurer le véhicule pour obtenir ce permis, refus des assureurs contactés d’assurer un véhicule immatriculé hors du pays. Les mêmes soucis s’annoncent déjà pour la Thailande où nous voulions voyager ensuite. Nous avons l’impression désagréable de retrouver les mêmes difficultés qu’en Australie il y a trois mois.
Klang : la mosquée indienne de Tengku Kelana (photo 2) ; mosquée chinoise moderne de Jamek, dans le faubourg de Bukit tinggi (photo 3) ; la clinique de la Sainte Famille (photo 4)
439ème et 440ème jours, 17 et 18 décembre, Malacca – Klang et démarches à Putrajaya, 250 km
Nous quittons Malacca en car le 17 décembre à 10 heures 45. Nous reprenons l’autoroute vers le nord-ouest jusqu’à une cinquantaine de kilomètres avant Kuala Lumpur. Nous apercevons quelques petites montagnes largement cachées par les nuages. A partir de Seremban, nous sommes déjà dans l’agglomération de la capitale. Les routes deviennent encombrées et la circulation ralentit. Notre car nous dépose de surcroît à la « gare routière centrale » de Klang 1, bien au nord de la ville. Nous devons gagner celle-ci puis en sortir pour rejoindre le quartier de Bukit tinggi, plus au sud (101° 26’E, 3° 0’N). Nous y arrivons avec soulagement vers 17 heures. L’endroit semble bien peu attrayant mais notre van doit arriver tout près d’ici dans trois jours.
1: Klang est aussi orthographié Kelang (prononciation identique car le e est muet), Port Klang ou Port Kelang désignent plutôt la zone portuaire, plus à l'ouest.
Le 18 décembre, nous nous rendons avec notre transitaire à Putrajaya, nouvelle capitale de Malaisie, à cinquante kilomètres de Klang par l’autoroute. C’est une ville nouvelle où sont installés ministères et administrations, bien différente des villes habituelles. Nous sommes reçus à la direction des routes du ministère des transports où l’on nous explique la procédure pour obtenir un permis international de circulation pour notre véhicule. Le délai serait d’une à deux semaines.
Le plus compliqué est la recherche d’un assureur. L’agent d’assurances activé par notre transitaire finit par en trouver un mais l’effectivité de la couverture en cas de contrôle ou d’accident reste incertaine, notre véhicule n’étant pas commercialisé en Malaisie.
La tour de Kuala Lumpur (à gauche sur les photos 1 et 3) ; le confluent boueux (kuala lumpur en malais) des rivières Klang (à droite) et Gombak (à gauche, photo 2)
441ème au 444ème jour, 19 au 22 décembre, Klang – Kuala Lumpur, 50 km et séjour à Kuala Lumpur
Un taxi nous conduit de Klang à Kuala Lumpur en fin de matinée le 19 décembre. Nous nous installons dans le petit quartier de Chow kit à deux kilomètres au nord du centre historique (101° 42’E, 3° 10’N). Le quartier est parfois surnommé « le petit Jakarta » car il est habité par de nombreux Indonésiens.
L'ancienne Haute cour (photo 2) ; l'ancien bâtiment de la Chartered Bank (photo 3) ; l'ancienne imprimerie officielle (photo 4) ; l'ancien siège des chemins de fer malais, aujourd'hui musée des textiles (photo 5) ; le siège actuel des chemins de fer (photo 6) ; l'ancien marché central, aujourd'hui marché des arts (photo 8)
Nous visitons successivement :
- l’ancien centre de la ville coloniale, près du confluent des rivières Klang et Gombak ; quelques bâtiments historiques en plus ou moins bon état, souvent de style oriental, entourés de maisons, de commerces et de tours ; le tout manque d’unité ;
- le nouveau centre-ville, Kuala Lumpur City Centre (KLCC), un ensemble de tours et un parc construit autour des deux célèbres tours Petronas, hautes de 451 mètres et inaugurées en 1999 ; beaucoup de monde se presse dans le parc et dans le vaste centre commercial au pied des tours ; rien de tout cela n’existait lors de ma première visite, en 1978 ; notre famille était passée au pied de ces tours à Noël 2019 au retour de l’île de Pangkor ;
le quartier de Bukit Bintang (photo 1) ; la ville chinoise de naguère perpétuée par le street art (photos 2 à 5)
- le quartier de Bukit Bintang, connu pour ses restaurants et sa vie nocturne ;
- la ville chinoise, au cœur d’une ville elle-même largement chinoise ; elle attire beaucoup de commerces et de touristes mais reste gentiment pagailleuse et à tout prendre plus authentique que la ville chinoise de Singapour visitée quatre jours plus tôt ; l’odeur tenace des durians est cependant bien la même ;
- le jardin botanique, créé en 1888 et ré-ouvert en 2011 après un siècle pendant lequel il était devenu un parc ordinaire ; intéressant et plutôt agréable lorsqu’il ne fait pas trop chaud, sans égaler la sophistication et la tenue méticuleuse du jardin botanique de Singapour ;
Reconstitution d'une résidence royale à Kuala Lumpur (photo 1) ; poteau funéraire de Sarawak (photo 2) ; boddhisatva Avalokiteshvara (photo 3) ; locomotive à vapeur (photo 5) et motrice diesel (photo 6) des chemins de fer malais
- le musée national, qui retrace l’existence de la Malaisie et des autres terres de peuplement malais de la préhistoire à la période actuelle ; la présentation rend bien compte de la dimension multiraciale et multi-religieuse du pays ; sans surprise, les colonisateurs européens ont plutôt le mauvais rôle ;
- la petite jungle au cœur de la ville sur laquelle la tour de Kuala Lumpur a été construite de 1991 à 1994 ; c’est une forêt primaire où les sultans venaient naguère chasser le tigre ; avec la tour au sommet (hauteur 421 m) et les hôtels tout autour, la forêt est aujourd’hui réduite à la portion congrue et n’est plus accessible ; un arbre centenaire jelutong a été épargné de justesse, il pousse aujourd’hui au pied de la tour (photo 2 ci-dessus).
Le 22 décembre au matin, notre conteneur qui a été transbordé à Singapour arrive à Port Kelang avec plusieurs jours de retard. Au même moment, nous recevons de la direction des routes le permis de circulation provisoire qui permettra à notre véhicule de quitter le port pour être inspecté par cette direction lorsque la douane l’aura libéré.
Klang : la grande mosuée, dite mosquée royale (photo 1) ; la mosquée Jamek Ar-Rahimiah au sud de la ville (photo 2) ; dans le quartier de la gare (photos 3 à 7)
445ème au 455ème jours, 23 décembre 2025 au 2 janvier 2026, Kuala Lumpur – Klang et second séjour à Klang puis Raja Uda, 235 km + trajets en train
Nous regagnons le quartier de Bukit tinggi, au sud de Klang, le 23 décembre afin d’être sur place pour les formalités douanières qui nous attendent. Il va falloir nous armer de patience. La douane formule des observations sur les documents qui lui ont été soumis et demande des rectifications.
Notre conteneur est déchargé et mis à quai le 24 décembre au matin.
Nous visitons la « ville royale » de Klang. Elle est royale en ce sens que le Sultan de Selangor, neuvième tenant du titre, réside dans un palais moderne en bordure de la ville. Un musée très complet, installé dans une résidence construite en 1909, est consacré à la famille royale, dont les origines remontent au 18ème siècle et au sud des Célèbes. Ailleurs en ville, l’impression très forte est d’être en Inde du sud : les commerces, les habitants, les temples, tout ici rappelle les villes du Tamil Nadu. Même si la présence chinoise n’est jamais loin, avec entre autres un temple de Guanyin construit en 1892.
Klang : le palais du sultan (photo 1) ; l'église Notre-Dame de Lourdes (photos 2 à 5) ; l'école catholique dite du couvent (photo 6) ; le temple de Guanyin (photos 7 et 8)
Nous assistons à l’office de Noël en tamoul à Notre-Dame de Lourdes le 25 décembre. L’église est presque pleine, les hommes portent leur belle chemise et les femmes leur plus beau sari. Le desservant, la chorale (masculine) et tous les fidèles sauf deux sont tamouls. Le texte de la liturgie et des cantiques est projeté sur deux écrans en alphabets tamoul et latin, suggérant que tous les fidèles ne maîtrisent pas complètement la langue. Nous avons tout de même capté quelques mots d’anglais lorsque l’assemblée a chanté plusieurs fois « Happy Birthday » pour Yesu (Jésus).
Départ de port Klang (photos 1 et 2) ; chenal à travers l'ile de Klang (photos 3 et 4) ; arrivée à l'île de Ketam (photos 5 et 6)
Nous gagnons le port le 26 décembre et embarquons sur un ferry. Celui-ci longe le terminal de conteneurs nord, traverse l’île de Klang, boisée et inhabitée, par un chenal à travers la mangrove, franchit un second bras de mer et accoste 33 minutes plus tard à Ketam (l’île des crabes).
Cette île est en grande partie couverte de mangrove mais comporte un village chinois avec des restaurants de fruits de mer. L’absence de voitures et de motos procure une tranquillité appréciable. On retrouve l’ambiance chinoise décontractée, à l’ancienne, qui caractérise les îles autour de Hong Kong (voir l’article de 2020). Nous avons bien fait d’éviter la foule du samedi et du dimanche. La mangrove alentour est malheureusement très sale, elle fait office de décharge publique. Le retour prend presque une heure car la marée est basse : il faut contourner l’île de Klang par le nord en évitant les hauts fonds.
Le 27 décembre au soir, nous gagnons l’aéroport international de Kuala Lumpur. Elisabeth embarque sur le vol KLM pour Amsterdam qui décolle à 23 heures 45. Compte tenu de l’attente prévisible pour obtenir les permis de circulation de notre véhicule en Malaisie puis en Thaïlande, il nous a en effet paru préférable qu’elle passe quelques semaines en famille en France.
Les journées d’attente qui suivent permettent quelques visites supplémentaires :
- à Kuala Lumpur, à la mosquée nationale ; construite en 1963, elle n’est plus toute récente mais reste assez élégante avec son minaret élancé, sa grande salle de prières et ses pièces d’eau ; trois anciens premiers ministres y sont inhumés ;
- aux grottes de Batu, à une dizaine de kilomètres au nord de Kuala Lumpur ; ce sont de vastes grottes dans une falaise karstique, avec une série de temples et de statues hindouistes ; c’est un lieu de culte et de pèlerinage très connu ; nombreux singes ; à nouveau, l’impression est forte d’avoir retrouvé le Tamil Nadu ; l’affluence de pèlerins et de touristes, les temples et oratoires tamouls et les inévitables marchands du temple abîment malheureusement le site ;
- à la mosquée Sultan Salahuddin Abdul Aziz Shah à Shah Alam ; construite de 1983 à 1987 à la demande du Sultan après que Shah Alam fut devenue capitale de l’État de Selangor, la mosquée bleue est la deuxième en taille d’Asie du sud-est ; elle peut accueillir vingt-quatre-mille fidèles bien serrés sur deux niveaux ; son dôme et ses quatre minarets de 142 mètres impressionnent par leur taille ; la grande calligraphie est l’œuvre d’un maître égyptien ; les femmes ne peuvent utiliser qu’une petite partie des vastes salles de prière ; les visiteurs non-musulmans sont admis à certaines heures et en groupe ; nous avons eu droit à une petite homélie de notre guide sur le thème de l’islam, religion de la paix.
Port Klang vu du large le 26 décembre (photo 1) ; ouverture de notre conteneur le 30 décembre (photo 2) 2
Le 30 décembre, notre conteneur est ouvert à Port Klang en mon absence. Nos quelques effets personnels et notre van sont inspectés successivement par la douane qui n’y trouve rien à redire. La douane autorise la sortie du conteneur le 31 en début d’après-midi. Le conteneur quitte le port en fin de journée pour l’entrepôt de notre transitaire.
1er janvier : aux lecteurs de ce journal, nous souhaitons une bonne année. Mon hôtel étant complet, je dois m’installer dans un autre plus à l’ouest, au village de Raja Uda.
A Port Klang (photos 1 et 3) ; même bien inoffensif, notre campervan électrique est jugé dangereux par les transporteurs maritimes (photo 2).
Le 2 janvier, notre transitaire et moi gagnons l’entrepôt précité au nord de Port Klang. Le conteneur est à nouveau ouvert, e-Scargo! 2 démarre sans difficulté. Il est agréable d’en prendre à nouveau le volant plus de deux mois après l’avoir laissé à Albion, au Queensland (voir journal, 28 octobre). Mais il n’est pas encore possible de prendre la route : il faut récupérer le carnet de passages dûment visé par la douane, puis obtenir le permis définitif de circulation en Malaisie.
2: pour rappel, nous avons donné à notre campervan électrique le nom affectueux d’e-Scargo!. Ce choix est expliqué dans l’article de 2023 le choix et la préparation du véhicule. Aucun rapport, bien sûr, avec le gastéropode homophone. Même si nous utilisons parfois l’émoji 🐌 par commodité.
Les dix kilomètres jusqu’à l’hôtel se font sans difficulté. Là, une surprise m’attend : alors que je pensais être le seul à avoir pu faire venir un véhicule étranger jusqu’ici, je rencontre deux motards danois venus de Thaïlande par la route. Ils ont pu se procurer un permis de circulation et une assurance pour la Malaisie sans trop de mal à la frontière. Il n’en résulte malheureusement pas du tout que les choses seront aisées pour nous en sens inverse.
456ème et 457ème jours, 3 et 4 janvier, Raja Uda – Putrajaya et séjour à Putrajaya, 78 km
Le 3 janvier, je passe la matinée dans le quartier de Bukit Tinggi que nous connaissons bien et continue ensuite vers l’est par un itinéraire assez sinueux qui évite les autoroutes urbaines principales. L’activité principale du jour est de tester les recharges électriques. C’est plutôt concluant : les recharges sont plus ou moins lentes mais fonctionnent avec l’application Jom.
Près de Putrajaya, je visite le parc Saujana Hijau sur une petite colline transformée en réserve botanique. Ici tout est bien propre et bien tenu, c’est un but de sortie pour les familles malaises de la classe moyenne. Je fais étape un peu plus loin en bordure de la zone humide artificielle de Putrajaya, dans un « RV Park » dont je suis le seul occupant (101° 42’E, 2° 58’N). Quelques singes, viennent me faire visite en fin de journée.
Un incident se produit le soir : le circuit électrique intérieur d’e-Scargo! tombe soudain en panne. Mes efforts pour comprendre cette panne et y remédier restent vains. Cela n’affecte heureusement ni la propulsion ni la conduite qui dépendent de deux autres batteries. Mais toutes les fonctions de vie quotidienne sont arrêtées : plus d’éclairage intérieur, plus d’eau, plus de réfrigérateur, plus de prises pour recharger nos appareils. Cette panne, si elle est durable, va compliquer sensiblement notre vie itinérante.
Le 4 janvier, je vais me ravitailler à IOI City Mall. La taille de ce centre commercial et les milliers de personnes qui s’y pressent le dimanche donnent le tournis. Il y a des dizaines voire des centaines de centres commerciaux de ce type dans l’agglomération de KL. Pour les citadins qui peuvent se le permettre, passer le week-end dans un centre commercial, y faire ses courses et déjeuner font partie du mode de vie. C’est un moyen d’échapper à la chaleur humide qui sévit ici toute l’année. La navigation dans les immenses parkings souterrains bondés est un exercice à risques. Pas possible de recharger la batterie : les bornes de charge sont ici prises d’assaut, au moins le dimanche.
Je retrouve chaleur et humidité l’après-midi en explorant la zone humide de Putrajaya. C’est un bel espace protégé même s’il est artificiel. On n’y rencontre presque personne sauf sur les sites de glamping (camping chic), de tyrolienne et d’escalade. Les foules sont au frais au centre commercial.
Le minsitère des transports (photo 1) ; les avenues voisines (photo s 2 et 3) ; le pont de Putrajaya (photo 4, Luca P, prise en 2019)
458ème jour, 5 janvier, Putrajaya - Seri Kembangan, 25 km
Je me rends en début d’après-midi au ministère des transports de Malaisie, à Putrajaya. Dans cette nouvelle capitale, tout n’est qu’ordre et beauté, immeubles de bureau, larges avenues, ponts aux silhouettes futuristes, vastes espaces verts bien taillés et bien tondus. On est à cent lieues de Kuala Lumpur et des autres villes du pays. Notre transitaire me donne quelques sueurs froides, elle me rejoint peu avant la fermeture des bureaux. Mais l’inspection par la direction des routes (JPJ) est rapide et courtoise. Le précieux permis de circulation (ICP) m’est enfin délivré et je reçois le carnet de passages visé par la douane. Ouf !
Je gagne ensuite Seri Kebangan, au nord-ouest, où se trouve l’atelier de transformation de 4x4 (101° 40’E, 2° 59’N) dont j’avais rencontré le patron, Rick, en campant hier. La batterie de camping-car d’e-Scargo s’avère déchargée et le chargeur embarqué est hors d’usage. Mais nous parvenons à recharger cette batterie avec un chargeur externe de 400 watts. Ouf ! à nouveau. e-Scargo est visité par ces experts sous toutes ses coutures et suscite un vif intérêt.
459ème et 460ème jours, 6 et 7 janvier janvier, Seri Kembangan – plage de Teluk Batik, 248 km et excursion sur l’île de Pangkor
Les réparations électriques continuent le 6 janvier jusqu’à 14 heures 30. Il devient à nouveau possible de charger la batterie de camping-car avec le chargeur embarqué ou, très lentement, avec les panneaux solaires. Un connecteur du contrôleur des panneaux est remplacé. Tout ceci pro bono malgré mon insistance. Je garderai le meilleur souvenir de Rick, si secourable, et de son équipe.
Je prends ensuite la route et traverse à nouveau l’agglomération d’est en ouest en évitant les principales autoroutes. Un peu au nord de Klang on trouve un peu de campagne avec les inévitables plantations de palmiers à huile. Je fais étape à Kuala Selangor petite ville proche de la mer.
Je continue vers le nord-ouest le 7 janvier, principalement sur la route 5, à quatre voies le plus souvent. A de rares endroits, quelques rizières ou plantations de cocotiers rompent la quasi-monoculture du palmier à huile. Je quitte le Selangor pour l’État de Perak et arrive au port de Lumut, à l’embouchure d’un petit fleuve, vers 10 heures 30.
Pangkor : village de Teluk Gedung (photo 1) et mosquée Al Badr (photo 2) ; fortin hollandais (photo 3) ; temple Fu Lin Gong (photo 4) ; mosquée chinoise Seribu Doa (photo 5) ; plage de Pasir Bogak (photos 7 et 8)
Un ferry me conduit sur l’île de Pangkor en trente-cinq minutes, en passant devant la base et le chantier navals de Lumut. Je suis sur les traces de Thibaut, Romy et leurs enfants venus à Noël 2019. Je passe trois heures sur l’île, le temps de voir quelques points d’intérêt : la mosquée Al Badr au sud ; l’ancien fort hollandais, minuscule comme ceux des Moluques ; le temple taoïste Fu Lin Kong ; la mosquée chinoise Seribu Doa au village de Sungai Pinang Kecil ; la plage de Pasir Bogak sur la côte ouest de l’île ; c’est une plage propre et presque déserte en semaine ; juste en face, la petite île de Pangkor Laut ; le nord de Sumatra est en face beaucoup plus loin, sur l’autre rive du détroit de Malacca.
Pangkor : bateaux de pêche (photo 1) ; le village commerçant de Pekan Pangkor (photos 2 et 3) ; mon moyen de transport dans l'île (photo 4)
Le commerce est actif car Pangkor jouit de privilèges douaniers. Du coup, les bagages sont contrôlés par la douane au départ de l’île. Pour plus de détails sur Pangkor, se reporter à l’article de Thibaut de 2020.
De retour à Lumut, je gagne la plage de Teluk Batik dont le camping m’accueille pour la nuit (100° 37’E, 4° 11’N). Pas trop de monde mais ça doit être bien différent le week-end. Le sud de Pangkor où je me trouvais quelques heures plus tôt est juste en face. Le port de Lumut et ses grues sont aussi bien visibles. La plage pourrait être plus propre. Beaucoup de pluie le soir.
461ème et 462ème jours, 8 et 9 janvier, Teluk Batik – Taiping, 192 km
Deux innovations le 8 janvier avant de quitter Lumut : je teste des charges rapides (47 kW au début) payées par carte bancaire. Cela marche plutôt bien.
Je reprends la route 5, cette fois-ci vers le nord-est, puis continue vers l’est jusqu’à Batu Gajah. Là, je visite Kellie’s Castle, demeure monumentale construite par un Ecossais vers 1910. Bâtiment étonnant sur lequel je compte revenir dans un article séparé.
Le tunnel des mineurs (photo 1) ; Tasik Cermin 1, lac miroir (photos 2 et 3) ; grotte dite de la bouche du serpent (photo 6)
Avant d’arriver à Ipoh, je visite le « lac miroir » de Cermin 1, qui occupe une vaste doline dans une zone de falaises calcaires. On y accède par un tunnel de 90 mètres creusé par des mineurs chinois il y a plus d’un siècle. Bel endroit mais forte affluence.
Ipoh : les bureaux de HSBC (photo 4) ; l'ancien club des mineurs hakka (photo 6 à droite) ; la mosquée Panglima Kinta (photo 9)
J’arrive à Ipoh (101° 5’E, 4° 36’N) et commence la visite de la vieille ville avant d’être interrompu par une forte pluie. Ipoh est peut-être encore plus chinoise, s’il est possible, que les villes visitées jusqu’ici. Les mines d’étain de la région ont attiré une immigration chinoise importante. La plupart des maisons ne sont pas très anciennes, une centaine d’années à peu près, mais elles sont « dans leur jus ». L’ancienne ruelle des concubines, ou les Chinois enrichis trouvaient de la compagnie, n’est plus qu’une rangée de boutiques pour touristes mais les autres rues du quartier restent évocatrices.
Seconde promenade dans Ipoh le 9 janvier au matin avec quelques bâtiments coloniaux et du street art que la ville encourage depuis quelques années.
Kuala Kangsar : le fleuve Perak (photo 1) ; la mosquée Ubudiah (photo 2) ; le palais du sultan (photo 3) ; l'ancien palais Kenangen (photo 4) ; le musée Sultan Azlan Shah (photo 5) ; fresque représentant la traversée du fleuve par des éléphants royaux (photo 6) ; hévéa historique (photo 7)
Je franchis ensuite les collines à l’ouest de la ville et gagne Kuala Kangsar, au bord du fleuve Perak. Presque rien à visiter le vendredi midi. Cette petite ville est tout de même dite royale car les sultans de Perak y ont leur palais. A proximité, la mosquée Ubudiah de style maure achevée en 1917, l’ancien palais Kenangan, construit en bois sans un clou en 1926, le musée Sultan Azlan Shah. La ville a aussi conservé l’un des plus vieux hévéas de Malaisie, arrivé du Brésil via Londres, Ceylan et Singapour en 1877 3. Une partie de la fortune du pays a commencé ainsi.
3: la captation sous prétexte de recherche scientifique de plans d’hévéas brésiliens par Henry Wickham en 1876 est un fait historique bien documenté et très controversé ; Erik Orsenna s’en est inspiré dans son roman l’Exposition coloniale, Seuil, prix Goncourt 1988.
Un autre court trajet me conduit à Taiping (100° 44’E, 4° 51’N), ancienne ville minière chinoise. Je loge au Peking Hotel (北京酒店), ancienne maison d’un homme d’affaires chinois construite en 1929, puis siège de l’association régionale des planteurs d’hévéas. Cette jolie maison chinoise a aussi son côté sombre : elle fut le siège de la Kempetai, la police secrète japonaise, pendant l’occupation de 1941 à 1945. S’il y a des fantômes à Taiping, ils sont sans doute ici.
Taiping : bâtiment administratif constrit en 1897 (photo 1) ; mess des officiers (photo 2) ; église de Tous les saints (photo 4) ; musée de Perak construit en 1883 (photo 5)
463ème au 468ème jours, 10 au 15 janvier, Taiping – Penang et séjour à Penang, 253 km + environ 50 km en autobus
Je me promène à nouveau dans Taiping le 10 janvier. Quelques bâtiments coloniaux d’intérêt ; la municipalité, l’église anglicane de Tous les saints (en bois), le musée de Perak avec une salle assez instructive sur les Orang asli, les aborigènes de Malaisie péninsulaire.
Je gagne ensuite Kuala Sepetang, seize kilomètres à l’ouest. Connu jadis sous le nom de Port Weld, c’était un port fluvial actif car une voie ferrée le reliait à Taiping. L’activité est désormais ralentie en dehors de la pêche côtière. C’est un village presque entièrement chinois.
Le second pont de Penang (photos 1 à 3), immeubles en front de mer près de Georgetown (photos 4 et 5))
La route 1 et un petit tronçon d’autoroute me conduisent à Penang. J’avais gardé le souvenir d’un ferry pour rejoindre l’île au départ de Butterworth, sur le continent. J’emprunte aujourd’hui le pont numéro deux pour franchir le bras de mer. Il mesure dix-sept kilomètres, c’est le pont le plus long de Malaisie. Sur Penang, les immeubles de grande hauteur ont poussé comme des champignons. J’évite Georgetown et gagne sans trop de mal le nord-ouest de l’île malgré une circulation chargée. Je m’installe un peu à l’ouest de la plage de Batu Ferringhi, au lieu-dit Teluk Bahang (100° 13’E, 5° 27’N).
A Little India (photos 1 à 3) ; Peranakan Palace (photo 6) ; tour construite en 1897 pour les soixante ans de règle de la Reine Victoria (photo 7) ; le fort Cornwallis (photo 8) ; les bâtiments de la mairie (photos 9 et 10)
Je me rends à Georgetown en autobus le 11 janvier. J’avais déjà visité la ville lors de mon premier voyage en Asie, en juillet 1978. Elle a bien sûr grandi et a été rénovée mais l’ambiance d’une ville majoritairement chinoise, minoritairement tamoule et malaise reste agréable malgré une fréquentation touristique assez importante. On retrouve la culture Peranakan des Chinois assimilés en Malaisie. Je visite successivement la petite Inde, la ville chinoise et les quartiers d’anciens bâtiments officiels britanniques.
Plage de Batu Ferringhi (photo 1) ; "plage des chats" (photos 2 et 3) et port de pêche (photos 4 et 5) de Teluk Bahang ; une maison bien gardée (photo 6)
Je m’arrête au retour sur la plage de Batu Ferringhi, sur la côte nord. Hôtels et restaurants sont toujours là en nombre mais l’est de la plage de sable, bien nettoyée, a souffert de l’érosion marine. Endroit somme toute assez décevant. A tout prendre, Teluk Bahang où je réside est plus couleur locale : c’est toujours un village de pêcheurs au fond d’une baie.
Parc national de Penang : plage de Pandak (photo 1) ; phare de Muka Head (photo 3) ; plage des singes (photo 5)
Les 12 et 13 janvier, je randonne dans le parc national de Penang au départ de Teluk Bahang. Les sentiers ne sont pas très utilisés, la plupart des visiteurs se rendant sur les plages par bateau. Ils sont de qualité inégale à cause des passages raides, des racines et des arbres morts non déblayés. On peut néanmoins rejoindre Teluk Duyung, la plage des singes, le phare de Muka Head (alt. 226 m) et, en traversant la péninsule, Pantai Kerachut, la plage des tortues, et Teluk Kampi plus à l’ouest.
Deux plages, Teluk Aling et la plage des singes, sont jonchées de déchets de plastique jetés par les visiteurs ou apportés par le courant. C’est très dommage. La plage des tortues et Teluk Kampi sont en revanche nettoyées, très propres et très belles, surtout si on arrive assez tôt le matin. On rencontre en chemin des singes bruyants de plusieurs espèces, des varans, un gros quadrupède noir que je n’ai pas identifié, des papillons et quelques oiseaux.
Je quitte mon petit hôtel le 12 janvier pour camper sur la plage de Teluk Bahang, dans un ancien camping fermé depuis plusieurs années. Le terrain appartient à un grand hôtel en cours de rénovation totale. Le gardien m’autorise à m’installer là pour deux nuits. L’endroit est jonché de déchets à mon arrivée. Une heure plus tard, il a retrouvé une apparence présentable.
Lac artificiel de Teluk Bahang (photo 1) ; Balik Pulau (photos 2 à 4) ; l'art dans les rizières de Balik Pulau (photo 5) ; plages de Pasir Panjang (photos 6) et Esen (photo 7) ; cpote près de Bayan Lepas (photos 8 et 9)
Le 14 janvier, je fais halte à Balik Pulau, bourgade connue pour ses durians et son street art avec les fresques déjà un peu fanées d’une artiste russe. Au sud-ouest de l’île, la plage de Pasir Panjang, adossée à un petit camp militaire, est au bout de la route. Au sud-est, la plage d’Esen a dû être belle aussi mais les travaux en mer ont gâché le site. Je m’installe dans un petit camping (100° 17’E, 5° 16’N) à Bayan Lepas, en bord de mer près du pont par lequel j’étais arrivé dans l’île. Je suis à nouveau seul. L’aéroport et les usines sont proches mais on est ici entre mer et forêt, avec trois villages de pêcheurs pour la couleur locale.
Le 15 janvier, une longue traversée de ville me conduit à Ayer Itam (100° 17’E, 5° 24’N), faubourg de Georgetown. Le temple bouddhiste de Kek Lok est imposant par ses dimensions mais trop refait pour être beau.
Le funiculaire étant fermé cette semaine, je gravis à pied Penang Hill vers le nord-ouest jusqu’à huit cents mètres d’altitude. C’est un peu rude avec la chaleur mais plusieurs récompenses : une petite fraîcheur en haut, de belles vues sur Georgetown et Butterworth au-delà du bras de mer, pas un seul visiteur. J’avais déjà randonné ici en 1978. La jungle reste intacte par endroits mais d’autres ont été défrichés pour des cultures maraîchères. Des villas de luxe se construisent sur les hauteurs, s’ajoutant à celles des années 1920. Je redescends par la route et des sentiers plus à l’est.
Temple hindou proche du jardin botanique de Penang (photos 1 et 2) ; au jardin botanique (photos 3 à 5) ; le pont numéro un de Penang (photo 6) ; à Bukit Mertajam (photos 7 à 9)
469ème au 471ème jour, 16 au 18 janvier, Ayer Itam (Penang) – Alor Setar (Kedah), 204 km
Agréable promenade au jardin botanique de Penang le 16 janvier. Il est au pied de la jungle de Penang Hill. Je quitte ensuite l’île de Penang par le pont numéro un qui ne mesure « que » neuf kilomètres. Je me dirige vers Bukit Mertajam, petite ville chinoise enrichie dès le 19ème siècle par le commerce du sucre et des épices. Les grossistes regorgent de légumes. Le Woodhaven Caravan Park est désert et fermé mais l’espace vert voisin (100° 27’E, 5° 21’N), très bien tenu, m’accueille à défaut sur son parking.
Gymnastique chinoise au petit matin à Bukit Mertajam (photo 1) ; Wat Pra Kai Chai (photo 2) ; site de fouille à Sungai Batu (photo 3) ; temples de Lembah Bujang ; tête de lion (photo 6) et anciens canoes (photo 7) au musée de Lembah Bujang) ; pêcheurs au cap Jaga (photo 8) ; rizières près de Ruat (photo 9) ; île Bidan (photo 10)
Le 17 janvier, courte marche sur les flancs du Cherok Tukun, colline à l’est de Bukit Mertajam. Je monte en gros jusqu’à mi-pente par une route raide, jusqu’à un petit sanctuaire taoiste et un temple thai (Wat Pra Kai Chai). Belle vue sur la plaine. Je contourne ensuite la ville de Sungai Petani et visite deux sites archéologiques datant de – 800 à 1300 à peu près : Sungai Batu et Lembah Bujang ; restes de quais en bord de rivière, de travail des métaux, petits sanctuaires hindous et bouddhistes un peu trop restaurés, petit musée à Lembah Bujang. Je gagne ensuite la côte pour une nuit de camping au village de Ruat (100° 22’E, 5° 46’N). J’ai à nouveau le camping pour moi. La mer est ici peu profonde et limoneuse, quatre îles visibles au large.
Chute d'eau de Seri Perigi (photo 1) ; sur les pentes du Jerai (photos 2 et 4) ; culture de fraises au Jerai Hill Resort (photo 3) ; Padang Tok Sheikh (photo 5) ; panorama en regardant vers le nord-est (photo 6) ; sommet du Jerai (photo 7)
Court arrêt à la chute d’eau de Seri Perigi le 18 janvier. Elle est peu spectaculaire en ce moment car il ne pleut plus. Je contourne le massif du Jerai et emprunte la route de montée jusqu’au musée forestier (alt. 800 m). De là, marche jusqu’au Jerai Hill Resort, très fréquenté le dimanche, puis presque jusqu’au sommet de la montagne. L’accès au sommet du Jerai (alt. 1217 m) est interdit mais belle vue depuis une falaise voisine sculptée par l’érosion : Padang Tok Sheikh, alt. environ 1150 m. Fraîcheur exquise, très peu de visiteurs montent au-delà de l’hôtel précité. Je redescends à regret dans la chaleur et m’installe à Alor Setar, capitale de l’État du Kedah (100° 22’E, 6° 7’N). La Thaïlande n’est qu’à cinquante kilomètres mais pourrai-je y entrer ?
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