Journal autour du monde 2025 : 19 – Sumbawa, Lombok, Bali
Suite de : Journal autour du monde 2025 : 18 – Timor, Alor, Flores
422ème jour, 30 novembre 2025, Labuanbajo (Flores, NTT) – Bima, traversée maritime + 52 km
Nous accostons au port de Sape, à l’est de Sumbawa, à 17 heures 05. Nous changeons de province puisque Sumbawa et Lombok font partie de la province des petites îles de la Sonde occidentales (Nusa Tenggara Barat, NTB).
Un petit car nous conduit de Sape à Bima. La route traverse une série de collines. Les bas-côtés sont un vaste dépotoir. Des rizières dans les fonds de vallées, des collines partiellement déboisées plus haut. Nous sommes désormais en terre d’islam, avec des mosquées partout. Nous logeons sur une plage au sud de Bima (118° 43’E, 8° 28’S).
423ème et 424ème jours, 1er et 2 décembre, Bima – Sumbawa Besar, 335 km
Nous commençons la journée du 1er décembre par une visite à l’ancien palais des sultans de Bima transformé en musée. Beaucoup de photos, quelques objets exposés ; on se recueille devant la chambre où logea le Président Sukarno.
Le golfe de Bima, près de la ville (photo 1) ; marais salants au sud de Bima (photo 2) ; une recontre en bord de route (photo 3)
Nous reprenons ensuite la route trans-Sumbava jusqu’à Dompu, soixante kilomètres. Quelques rizières et des collines déboisées où l’on cultive le maïs. Beaucoup d’ordures partout.
A Dompu nous bifurquons vers le sud et gagnons le village de Hu’u. Nous nous installons un peu plus loin dans une petite auberge près de la plage de Lakey (118° 23’E, 8° 48’S), sur le golfe de Cempi, en bordure de l’océan Indien que nous voyons pour la première fois du voyage. L’endroit attire les surfeurs, notamment les Australiens. Entre deux grosses averses, nous marchons jusqu’au site de surf de Cobblestone. Belles vagues au-delà de la barrière de corail.
Nous regagnons Dompu en voiture de louage le 2 décembre. Nous continuons en minibus sur la route trans-Sumbawa. Quelques rizières dans les plaines, des collines encore couvertes de forêt mais la plupart ont été déboisées pour la culture du maïs. Nous longeons en fin de matinée le golfe de Saleh, qui communique avec la mer de Flores. Le volcan Tambora, célèbtre pour son explosion dévastatrice en 1815, est sur l’autre rive du golfe mais les nuages noirs le cachent complètement. Un orage et une pluie violente éclatent vers 14 heures au point que certains passages de la route menacent d’être inondés. Nous arrivons vers 15 heures à Sumbawa Besar, sur la côte nord (117° 25’E, 8° 30’S).
Sumbawa Besar : l'ancien palais des sultans (photos 1 et 2) ; Istana Bala Kuning, ancienne résidence privée d'un sultan (photo 3) ; ancienne résidence du contrôleur des Indes néerlandaises (photo 4) ; bureau du bupati (régent, photo 5)
La ville est peu avenante dans l’ensemble. Un bâtiment d’intérêt cependant : l’ancien palais des sultans (Istana Dalam Loka), vieux de plus de deux-cents ans, construit entièrement en bois. L’ancienne résidence du contrôleur néerlandais, aujourd’hui un musée, est modeste en comparaison.
Le port de commerce de Sumbawa Besar, à l'ouest de la ville (photo 1) ; temple balinais Catur Buana (photo 2) ; le lac Lebo (photo 6) ; la plage de Poto Batu au sud-ouest de Taliwang (photo 7) ,
425ème jour, 3 décembre, Sumbawa Besar – Maluk, 144 km
Grand beau temps ce matin. Nous partons vers l’ouest en voiture de louage. La route suit la côte nord et traverse de nombreux villages balinais. Nous dépassons le port de Porto Tano, au nord-ouest de l’île, et continuons vers le sud. Après le lac Lebo et la petite ville de Taliwang, la route traverse une région minière. La grande mine de cuivre et d’or à ciel ouvert de Batu Hijau est à quelques kilomètres dans l’intérieur.
aNous gagnons la bourgade de Maluk (116° 45’E, 8° 54’S) où habitent de nombreux employés de la mine. Curieusement, la plage est restée très belle et à peu près propre. C’est un site de surf connu. Nous l’admirons à notre arrivée mais ne pouvons guère sortir l’après-midi et le soir à cause de pluies diluviennes.
Nous apprenons que notre van, parti le 28 novembre de Brisbane, pourrait arriver à Port Kelang, en Malaisie, dès le 17 décembre, huit jours plus tôt que prévu. C’est plutôt une bonne nouvelle mais nous allons devoir abréger notre voyage en Indonésie.
Le Rinjani en arrière-plan (photo 1) ; départ de Poto Tano (photos 2 et 3) ; dans le détroit d'Alas (photos 4 et 5) ; la côte est de Lombok, sans le Rinjani caché par les nuages (photo 6)
426ème et 427ème jours, 4 et 5 décembre, Maluk – Kuta (Lombok), environ 150 km + traversée maritime
Une voiture de louage obtenue non sans mal nous conduit au port de Poto Tano le 4 décembre. En longeant la côte, nous apercevons le volcan Rinjani de Lombok avant qu’il soit caché par les nuages. Nous embarquons sur le ferry Putri Gianyar. La traversée proprement dite du détroit d’Alas, entre Sumbawa et Lombok, prend une heure trente à petite vitesse mais il faut compter deux bonnes heures avec la manœuvre d’accostage à l’arrivée.
Du port de Kayangan, sur la côte est de Lombok, un car nous conduit au centre de l’île. Lombok est beaucoup peuplée et densément cultivée que Sumbawa, avec de belles rizières. Toujours des mosquées partout. Nous montons en voiture au village de Tetebatu (116° 26’E, 8° 34’S, alt. 530 m), sur le flanc sud du Rinjani. Nous logeons dans un coin de village inaccessible en voiture, dans un beau jardin. Endroit plein de charme mais, comme il était à craindre dans cette partie de l’île, de fortes pluies commencent en début d’après-midi et limitent nos sorties. Une courte promenade dans les rizières à la nuit tombante évoque Bali il y a quarante ans, avant le bétonnage et l’invasion touristique, avec le chant omniprésent des mosquées en plus.
Nuit courte car la mosquée psalmodie sans interruption de 4 à 6 heures le 5 décembre. Nous nous promenons dans les rizières autour de Tetebatu dans le soleil et la relative fraîcheur du matin. Belle vue sur le Rinjani avant qu’il soit caché par les nuages vers 7 heures 30.
Teluk Awang (photos 1 et 2) ; plage de Gerupuk (photos 3 et 4) ; plage de Tanjung Aan (photos 5 à 8)
Une voiture nous conduit ensuite sur la côte sud. Beaucoup plus de circulation qu’à Sumbawa. En arrivant au sud-est de l’île, la campagne devient plus sèche et plus pauvre avec quelques champs de tabac, comme à Sumbawa ou Sumba. Je retrouve le petit port de pêche de Teluk Awang, déjà visité en 2014 (voir l'article). Il semble un peu à l’abandon. Nous gagnons ensuite la plage de Gerupuk, au fond d’une autre baie. Nombreuses auberges pour jeunes surfeurs. Beaucoup d’ordures sur ces deux sites. Un peu plus à l’est, la plage de Tanjung Aan. Beaucoup plus de monde qu’en 2014 mais cela reste une très belle plage.
Nous gagnons enfin le gros village de Kuta (116° 16’E, 8° 53 ‘ S), au fond d’une troisième baie. C’était un bel endroit avec une belle plage, où se réfugiaient les voyageurs lassés de la cohue touristique de l’autre Kuta, celui de Bali. Aujourd’hui « Kuta Lombok » a grandi, des hôtels ont été construits, d’autres sont en construction. La plage est très sale, jonchée de déchets. C’est dommage même si la baie reste belle et si l’on retrouve un peu l’ambiance des plages de Bali, dont l’autre Kuta, il y a trente ou quarante ans.
428ème et 429ème jours, 6 et 7 décembre, Kuta – Senggigi et excursion à Gili Meno, 118 km + traversées maritimes
Le surtourisme a quelques avantages : à Kuta, nous ne sommes pas réveillés en pleine nuit par l’appel à la prière. Nous reprenons la route en voiture et nous arrêtons dans deux belles baies sur la côte sud avec de grandes plages : Mawun et Selong Belanak.
Dili Air, Gili Meno et Gili Trawangan (de droite à gauche, photo 1) ; escale à Gili Air (photo 2) ; arrivée à Gili Meno (photo 3)
Nous prenons ensuite la direction du nord, traversons Mataram, la capitale provinciale et poursuivons vers le nord. C’est une route très lente tant elle est encombrée. Nous arrivons vers 13 heures 10 à Bangsal, point d’embarquement pour les trois îles proches : Gili Air (visitée en 2014), Gili Meno et Gili Trawangan. Nous jetons notre dévolu sur la deuxième mais une mésaventure survient : un rabatteur malhonnête que j’avais pris pour un employé du port nous vend des billets de bateau rapide à plus de trois fois leur prix. Les vrais employés, visiblement complices, affirment contre toute vraisemblance ne rien savoir de ce guet-apens.
En faisant le tour de Gili Meno. Les travaux contre l'érosion marine sont visibles sur les photos 3 et 4. Gili Air au premier plan, le volcan Rinjani au fond (photo 5). Jeune tortue marine dans un refuge (photo 8)
Nous nous installons dans une petite auberge de Gili Meno et faisons le tour de l’île à pied l’après-midi. Un bon point : les voitures ne sont pas admises dans ces îles. Pour le reste, les déceptions sont réelles : l’île n’a plus d’eau douce depuis qu’un contentieux local a arrêté l’usine de désalinisation il y a un an. Les trois quarts du littoral sont lotis d’hôtels, le quart restant est utilisé comme décharge publique. Au motif louable d’empêcher l’érosion marine, un réseau de jetées et de brise-lames en béton est en construction au nord-est, il défigure une plage magnifique. Bref, le saccage de ce petit paradis est en bonne voie.
Les trois Gili (de droite à gauche Air, Meno, Trawangan) vues de Lombok (photo 1) ; sur la côte entre Bangsal et Senggigi (photo 2) ; la plage et le port de Senggigi (photo 3) : le volcan Agung à Bali, vu de Senggigi (photo 4)
Nous terminons l’exploration de Gili Meno le 7 décembre et quittons l’île à 12 heures 15 sur la barque qui transporte les villageois. Elle est à peine plus lente que le bateau rapide d’hier. De Bangsal, une voiture nous conduit à Senggigi par la route côtière avec quelques belles vues sur la côte et le détroit de Lombok. De nouveaux hôtels ont été construits avec vue sur la mer. Nous nous installons à Senggigi (116° 3’E, 8° 30’S) où j’avais séjourné en 2014. La plage est propre et déserte devant l’hôtel Sheraton, sale et populeuse ailleurs le dimanche. Les nuages de dissipent un peu l’après-midi et découvrent le volcan Agung (alt. 3142 m), le plus haut sommet de Bali, sur l’autre rive du détroit.
430ème jour, 8 décembre, Senggigi – Tumbu, Bali, 60 km + traversée maritime
Un taxi nous fait traverser Ampenan et nous conduit au port de Lembar où j’étais passé en 2014. Nous embarquons sur le ferry de 9 heures (KMP Muryati) qui lève l’ancre à 10 heures 33. Nous longeons la péninsule au sud-ouest de Lombok et les petites gili (îles) qui la frangent avant de traverser le détroit de Lombok.
Un peu de houle au milieu du détroit. Celui-ci, très profond, est une voie importante pour le transport maritime. Nous croisons plusieurs pétroliers, passons au nord de l’île de Nusa Penida et accostons dans la baie de Padangbai, sur la côte est de Bali à 15 heures 10 . C’était, sauf imprévu, la dernière traversée maritime du voyage.
Entre Padangbai et Amlapura (photos 1 et 2) ; au sud d'Amlapura (photos 3 à 5) ; l'ancien palais royal d'Amlapura (photos 6 à 8) ; puri Agung d'Amlapura (photo 9)
De Padangbai, une voiture nous conduit au village de Tumbu, à proximité d’Amlapura. Nous optons pour le glamping, une tente climatisée et confortable au milieu des rizières, au bord d’une petite rivière (115° 37’E, 8° 27’S), en vue du volcan Agung. Nous sommes loin du Bali urbanisé et livré au surtourisme du sud de l’île. Nous marchons jusqu’à Amlapura, la ville de l’est, qui n’a pas tant changé depuis ma première visite en 1978. Nous visitons brièvement l’ancien palais et regagnons notre campement à pied. Comme nous avons progressé de dix degrés vers l’ouest depuis notre arrivée à Timor, la nuit ne tombe ici qu’à 18 heures 45.
431ème et 432ème jours, 9 et 10 décembre, Tumbu - Sanur, 214 km
Nous quittons Tumbu par la petite route côtière qui conduit à Seraya, à l’extrême-est de Bali. C’est une route étroite et montueuse qui offre quelques vues sur cette portion de côte restée assez sauvage. A Amed, nous retrouvons la grande route d’Amlapura à Singaraja et les circuits touristiques avec beaucoup de villas et d’hôtels.
A Singaraja, la grande ville du nord, nous visitons le très petit « musée Gedong Kyrtia », une bibliothèque inaugurée en 1928 où l’on conserve des manuscrits anciens sur des feuilles de palmiers borasse (lontar, voir photo 3 ci-dessus). Ils sont rédigés en sanskrit, vieux balinais ou vieux javanais et traitent de sujets religieux ou profanes.
La plage de Lovina (photos 1 à 3) ; le temple bouddhiste (photos 4 et 5) et le temple Majapahit (photo 6) de Kalibukbuk
Nous nous installons à Lovina, plus précisément au village de Kalibukbuk (115° 2’E, 8° 10’S) où j’avais séjourné en 1978 et, en famille, en 1991. La plage de sable gris, vue sous les nuages, nous semble moins belle que naguère mais peut-être ne sommes-nous pas tout à fait au même endroit. Un village de pêcheurs a subsisté entre les plages touristiques. Un temple bouddhiste créé de toutes pièces a été inauguré en 2009. Nous dînons à la crêperie locale où nous sommes accueillis avec chaleur par un compatriote venu de Charente.
Lacs de Tamblingan (photo 1) et Buyan (photo 2) ; temple Ulun Danu sur le lac Beratan (photos 3 à 8)
Après une mauvaise nuit, nous renonçons à explorer l’ouest de Bali et partons vers le sud le 10 décembre. La route s’élève jusqu’à 1200 mètres et traverse la région de Munduk avec des plantations de café et de girofliers. Nous longeons trois lacs volcaniques et visitons le temple Ulun Danu, au bord du lac Beratan. C’est un beau temple, malheureusement un peu gâché par l’affluence touristique et des « embellissements » d’un goût discutable.
En descendant vers la côte sud, nous visitons le temple Taman Ayun de Mengwi que nous connaissions déjà bien. Ici, à notre surprise, très peu de visiteurs et ceux-ci ne sont pas admis dans la zone de prière. C’est une bonne chose, d’autant plus qu’une cérémonie était en cours, qui attirait des centaines de Balinais en costume de cérémonie.
A l’approche de Denpasar, la circulation devient très chargée et lente. Nous évitons cette capitale provinciale et gagnons la plage de Sanur (115° 16’E, 8° 42’S) où nous avons nos habitudes depuis des décennies. Celle-ci n’a pas changé et reste bien nettoyée. L’île de Nusa Penida est visible en face.
433ème et 434ème jours, 11 et 12 décembre, séjour à Sanur puis Kuta, excursion sur la péninsule du Bukit, 96 km
Une voiture de louage nous conduit le 11 décembre sur la péninsule du Bukit (colline), à l’extrême sud de Bali. Cette région naguère assez aride et très peu peuplée a changé du tout au tout. Elle est aujourd’hui fortement urbanisée malgré le manque d’eau et largement livrée au tourisme. Comme ailleurs, les routes n’ont pas été élargies pour autant de sorte qu’on y circule très mal. Nous passons plusieurs heures dans les embouteillages.
Un bel endroit resté assez sauvage tout de même : la plage de Nyang Nyang au sud-ouest de la péninsule, face au large. Comme on y accède par une route raide taillée dans la falaise et interdite aux voitures, seuls les surfeurs et les parapentistes la fréquentent.
Belle vue un peu plus à l’ouest de la falaise de Karang Boma, tout proche d’Uluwatu. Le temple lui-même, perché sur la falaise, est malheureusement flanqué de constructions très laides qui gâtent ce site naguère remarquable. Il a été nécessaire de le consolider avec du ciment sur la falaise et des blocs de béton au pied de celle-ci. Comme dans les temples précédents, les touristes ne sont admis qu’à la périphérie du temple. Une cérémonie avait lieu dans la zone centrale réservée aux fidèles.
Les plages suivantes – Suluban, Padang Padang, Bingin et, sur la côte sud, Pandawa – sont décevantes à des degrés divers : défigurées par la construction anarchique de cafés et de restaurants, envahies par les visiteurs javanais et étrangers (photo 3 ci-dessus). Sur la plage de Bingin de nombreux édifices ont été rasés récemment, peut-être parce qu’ils avaient été construits illégalement. Tout ceci laisse une forte impression de gâchis.
Nous passons la matinée du 12 décembre à Sanur et déjeunons avec des neveux de passage à Bali. Craignant les embouteillages, nous quittons ensuite Sanur pour un hôtel de Kuta proche de l’aéroport. C’est un quartier très dense, peu avenant. La plage du sud de Kuta est couverte de déchets. On se demande ce que les touristes viennent chercher ici.
435ème jour, 13 décembre, Kuta – Singapour
Nous gagnons l’aéroport Ngurah Rai à pied. Nous embarquons sur un vol de Singapore Airlines qui nous conduit à Singapour en 2 heures 40. L’avion est quasiment plein de touristes japonais. Nous atterrissons à 13 heures.
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