Vers l’Australie, à nouveau non sans mal

Publié le par Ding

Super-héros de Warakurna #1, 2017, Tony Albert (Kuku Yalanji), David Charles Collins et Kieran Lawson, exposition de photographes australiens aux 56èmes rencontres de la photographie, Arles, été 2025.

Super-héros de Warakurna #1, 2017, Tony Albert (Kuku Yalanji), David Charles Collins et Kieran Lawson, exposition de photographes australiens aux 56èmes rencontres de la photographie, Arles, été 2025.

Publicité

Abstract : after touring South America and New Zealand by car, we hope to visit Australia with our electric campervan. This is easier said than done since shipping companies remain reluctant to ship electric vehicles. Australia is also known for its stringent controls on vehicles imported by individuals.

Yet our van is presently sailing from Port Saint Louis in Southern France to Adelaide, South Australia. It will be shipped later to Southeast Asia if everything goes well.

A notre retour de Nouvelle Zélande, le 30 mars 2025, nous étions déjà en train de préparer le chapitre suivant de notre voyage autour du monde : l’Australie que nous connaissons à peine et dont nous rêvons de longue date.

Ambassade d'Australie, Paris 15ème

Ambassade d'Australie, Paris 15ème

Publicité

Sans surprise, cette préparation est complexe et les questions à régler nombreuses.

L'Argentino II (photo 1) a transporté notre voiture d'Ushuaia à Buenos Aires ; le MSC Channe (photo 2) l'a transportée de Buenos Aires au Havre. Photos Marine TrafficL'Argentino II (photo 1) a transporté notre voiture d'Ushuaia à Buenos Aires ; le MSC Channe (photo 2) l'a transportée de Buenos Aires au Havre. Photos Marine Traffic

L'Argentino II (photo 1) a transporté notre voiture d'Ushuaia à Buenos Aires ; le MSC Channe (photo 2) l'a transportée de Buenos Aires au Havre. Photos Marine Traffic

Il a d’abord fallu récupérer notre fidèle 4x4 Suzuki retour d’Argentine. Ce ne fut pas une mince affaire. Le trajet en conteneur d’Ushuaia au Havre a pris plus de quatre mois (!) avec deux faux départs lors du transbordement à Buenos Aires. Le porte-conteneurs Channe de l’armement MSC a enfin accosté au Havre le 7 juillet.

Il restait à dédouaner une nouvelle fois notre voiture. Ce fut pénible et coûteux. Il a fallu harceler le transporteur et les transitaires, en Argentine et en France, pendant plusieurs jours pour obtenir l’accès au conteneur qui aurait dû aller de soi. Puis payer la TVA et les droits de douane, comme pour l’importation d’une voiture étrangère, car le transitaire qui avait assuré l’expédition vers le Mexique en 2024 n’avait semble-t-il pas fait toutes les formalités d’exportation temporaire.

Publicité
Zone portuaire du Havre (photos 1 à 3) ; traversée de la Seine au bac de Quillebeuf (photo 4)Zone portuaire du Havre (photos 1 à 3) ; traversée de la Seine au bac de Quillebeuf (photo 4)
Zone portuaire du Havre (photos 1 à 3) ; traversée de la Seine au bac de Quillebeuf (photo 4)Zone portuaire du Havre (photos 1 à 3) ; traversée de la Seine au bac de Quillebeuf (photo 4)

Zone portuaire du Havre (photos 1 à 3) ; traversée de la Seine au bac de Quillebeuf (photo 4)

Après ce parcours d’obstacles, la voiture a pu sortir du conteneur et quitter le port du Havre le 11 juillet. 989 kilomètres à travers la France l'ont ramenée le 17 juillet jusqu’en Provence d’où elle était partie le 1er août 2024. Puis une grande révision mécanique par notre fidèle garage de Cavaillon après 24 000 kilomètres de routes et de pistes et des incidents mécaniques en Argentine (voir journal, 28 et 29 janvier).

Place de Sydney, Paris 15ème (photo 1) ; un cygne noir, espèce originaire d'Australie, au parc Montsouris, Paris 14ème (photo 2) ; un drapeau australien dans une zone industrielle du Havre (photo 3) ; que fait-il là ? peut-être un clin d'oeil pour notre prochain départ.Place de Sydney, Paris 15ème (photo 1) ; un cygne noir, espèce originaire d'Australie, au parc Montsouris, Paris 14ème (photo 2) ; un drapeau australien dans une zone industrielle du Havre (photo 3) ; que fait-il là ? peut-être un clin d'oeil pour notre prochain départ.Place de Sydney, Paris 15ème (photo 1) ; un cygne noir, espèce originaire d'Australie, au parc Montsouris, Paris 14ème (photo 2) ; un drapeau australien dans une zone industrielle du Havre (photo 3) ; que fait-il là ? peut-être un clin d'oeil pour notre prochain départ.

Place de Sydney, Paris 15ème (photo 1) ; un cygne noir, espèce originaire d'Australie, au parc Montsouris, Paris 14ème (photo 2) ; un drapeau australien dans une zone industrielle du Havre (photo 3) ; que fait-il là ? peut-être un clin d'oeil pour notre prochain départ.

A nouveau, nous avons souhaité partir avec e-Scargo!, notre campervan électrique (voir notre article : le choix et la préparation du véhicule). Mais les obstacles constatés en 2023 (voir nos articles une longue genèse … , notre itinéraire) sont toujours là : transporteurs maritimes et assureurs restent réticents à transporter les véhicules électriques déjà utilisés car ils craignent les feux de batteries. La recherche d’un transport de France en Australie a été longue et difficile. Pour ne rien arranger, les contrôles sur les véhicules de particuliers importés en Australie sont réputés draconiens.

Canberra (photo 1) et Sydney (photos 2 à 4), janvier 2019Canberra (photo 1) et Sydney (photos 2 à 4), janvier 2019
Canberra (photo 1) et Sydney (photos 2 à 4), janvier 2019Canberra (photo 1) et Sydney (photos 2 à 4), janvier 2019

Canberra (photo 1) et Sydney (photos 2 à 4), janvier 2019

Exposition On Country : photographie d'Australie aux 56èmes rencontres de la photographie, Arles, été 2025Exposition On Country : photographie d'Australie aux 56èmes rencontres de la photographie, Arles, été 2025Exposition On Country : photographie d'Australie aux 56èmes rencontres de la photographie, Arles, été 2025

Exposition On Country : photographie d'Australie aux 56èmes rencontres de la photographie, Arles, été 2025

Quand nous avons enfin trouvé une solution, nous avons dû nous préoccuper du trajet suivant, d’Australie vers l’Asie du sud-est, fin 2025. Nous serions en effet en mauvaise posture si, une fois en Australie, nous ne trouvions aucun acheminement pour continuer notre voyage.

Peinture aborigène sur écorce, collection de Karel Kupka (photo 1), peintures contemporaines aborigènes du Territoire du nord (photos 2 et 3), musée du Quai Branly
Peinture aborigène sur écorce, collection de Karel Kupka (photo 1), peintures contemporaines aborigènes du Territoire du nord (photos 2 et 3), musée du Quai BranlyPeinture aborigène sur écorce, collection de Karel Kupka (photo 1), peintures contemporaines aborigènes du Territoire du nord (photos 2 et 3), musée du Quai Branly

Peinture aborigène sur écorce, collection de Karel Kupka (photo 1), peintures contemporaines aborigènes du Territoire du nord (photos 2 et 3), musée du Quai Branly

Notre transitaire français, après des recherches prolongées, a finalement trouvé une solution d’acheminement par conteneur de Port Saint Louis (Bouches du Rhône) à Adelaide (Australie méridionale) avec un transbordement à Singapour. Et un acheminement de Brisbane ou Cairns (Queensland) à Surabaya (Java est, Indonésie) avec un nouveau transbordement à Singapour.

A Marseille. Le consulat général de l'Inde (photo 1).A Marseille. Le consulat général de l'Inde (photo 1).A Marseille. Le consulat général de l'Inde (photo 1).

A Marseille. Le consulat général de l'Inde (photo 1).

Pour la suite, nous envisageons un retour en traversant l’Inde ou la Chine. Ces deux pays sont intéressants mais compliqués pour un voyage en voiture, nous le savons d’expérience. En attendant, nous nous sommes rendus le 25 août au consulat général de l’Inde à Marseille pour y demander un visa. Ce fut l’occasion de visiter un peu Marseille d’où partaient naguère les voyageurs vers l’Asie.

Départ de Haute Provence (photo 1) ; l'étang de Berre vu de Miramas le vieux (photo 2) ; l'empotage du conteneur à Port Saint Louis (photos 3 à 5)Départ de Haute Provence (photo 1) ; l'étang de Berre vu de Miramas le vieux (photo 2) ; l'empotage du conteneur à Port Saint Louis (photos 3 à 5)Départ de Haute Provence (photo 1) ; l'étang de Berre vu de Miramas le vieux (photo 2) ; l'empotage du conteneur à Port Saint Louis (photos 3 à 5)
Départ de Haute Provence (photo 1) ; l'étang de Berre vu de Miramas le vieux (photo 2) ; l'empotage du conteneur à Port Saint Louis (photos 3 à 5)Départ de Haute Provence (photo 1) ; l'étang de Berre vu de Miramas le vieux (photo 2) ; l'empotage du conteneur à Port Saint Louis (photos 3 à 5)

Départ de Haute Provence (photo 1) ; l'étang de Berre vu de Miramas le vieux (photo 2) ; l'empotage du conteneur à Port Saint Louis (photos 3 à 5)

Malgré les incertitudes et les risques d’un tel montage, nous avons donc choisi de tenter l’aventure. Le 3 juillet, e-Scargo! a quitté notre village de Provence pour Port Saint Louis, près de l’embouchure du Grand Rhône, où il a été empoté dans un conteneur chinois pour le long voyage vers l’Australie.

Le Cosco Shipping Nebula (photo 1, Vessel Finder), l'OOCL Panama (photo 2, Marine Traffic)Le Cosco Shipping Nebula (photo 1, Vessel Finder), l'OOCL Panama (photo 2, Marine Traffic)

Le Cosco Shipping Nebula (photo 1, Vessel Finder), l'OOCL Panama (photo 2, Marine Traffic)

Après un faux départ, ce conteneur est parti le 17 juillet sur le Cosco Shipping Nebula battant pavillon de Hongkong. Il a fait le tour de l’Afrique, franchi l’océan Indien et le détroit de Malacca. Cette longue route est cependant compensée par une navigation avec une seule escale. Le Nebula arrive à Singapour le 17 août. Notre conteneur est transbordé sans incident sur l’OOCL Panama, un peu plus petit, qui bat lui aussi pavillon de Hongkong ; celui-ci lève l’ancre le 21 août vers Port Kelang, en Malaisie, puis Sydney, Melbourne et Adelaide où il doit arriver le 9 ou le 10 septembre. Ce trajet se passe donc bien, contrairement au trajet retour d’Ushuaia au Havre.

Notre départ pour l’Australie est prévu le 15 septembre. A bientôt dans nos prochains articles et notre journal quotidien de voyage.

 

#adm888

Peinture aborigène sur écorce, collection de Karel Kupka, musée du Quai Branly

Peinture aborigène sur écorce, collection de Karel Kupka, musée du Quai Branly

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article