Toussaint pékinoise

Publié le par Ding

"There must have been no grumbles when sleepy-eyed kids in Beijing were dragged out of their beds Sunday morning, when the city's first snowfall this winter capped roofs and lawn in every neighborhood. " Peu portée d'ordinaire sur le lyrisme, c'est pourtant en ces termes poétiques que l'Agence Chine nouvelle a rendu compte de la grande surprise de ce matin, 1er novembre : Pékin était sous la neige.

 

Un peu plus tard, la même agence nous apprenait que la quantité de neige n'était pas un caprice du climat, mais une action délibérée du "bureau de la modification du temps" de la ville, soucieux de remédier à la sécheresse ambiante : il n'avait quasiment pas plu sur la Chine du nord depusi un mois. Les nuages ont été chargés d'un produit chimique conçu pour faire pleuvoir - faire neiger, en l'occurence.

 

Beau spectacle, certes, que les arbres pékinois chargés de neige, mais désorganisation immédiate d'une ville où la neige est si rare que rien n'est prévu pour la combattre : trottoirs verglacés et circulation au pas ont caractérisé la matinée.

 

A midi, cependant, presque à l'heure, le vol d'Air France se posait sous les flocons et Dingmaman en sortait fatiguée, mais satisfaite de trouver la Chine après un voyage sans incident mais sans sommeil. Une heure plus tard, nous arrivions chez nous et elle découvrait notre logis et notre mobilier : je lui laisserai vous raconter nos impressions.

 

A 15 heures, nous retrouvions les collègues dans un cimetière de banlieue. Cimetière bien chinois, mais où une quinzaine de tombes de Français sont arrivées là après une errance post-mortem liée aux turbulences politiques du pays. Là, pateaugeant sous les arbres enneigés, nous avons déposé des gerbes, dont l'une sur la petite pierre tombale d'une jeune cousine, morte ici avant l'âge de deux ans pendant la guerre. Un de nos cousins, neveu de la petite défunte, était là avec nous.

 

Après quelques courses dans un Pékin glacial et un premier dîner au logis, la journée se termine dans le sifflement des rafales. Demain commence la première semaine pékinoise de Dingmaman.

Publié dans Nouvelles de Pékin

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