le Jebel Hajar, d’al Hamra à Rustaq

Publié le par Ding

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La traversée commence au village d’al Hamra (57° 18’ E, 23° 07’N, alt. 500 m), à 200 km à peu près au sud ouest de Mascate, en Oman, au pied des montagnes de Hajar qui séparent la plaine de la mer.

 

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Al Hamra est justement connu pour ses anciennes maisons en pisé, qui étaient occupées jusqu’il y a une trentaine d’années. Elles sont aujourd’hui largement à l’abandon et tombent peu à peu en ruine, mais cet état d’abandon contribue au charme du village plus qu’une restauration de fond en comble, comme on les pratique souvent en Oman.

 

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De al Hamra, on gagne en 6 km de lacets le village de Misfat al Abriyin, à flanc de montagne (alt. 850 m). Les maisons sont ici en pierre et sont en bien meilleur état, avec des passages couverts entre certaines maisons, comme en Asie centrale. Misfat est touristique mais a gardé un réel charme avec sa palmeraie et ses champs cultivés escarpés.Ce petit miracle de champs verdoyants dans un milieu désertique est rendu possible par les falaj, ces petits canaux qui captent l’eau des sources de la montagne et font éclore la vie, comme les karez du Xinjiang.

 

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Nous redescendons à al Hamra, roulons une dizaine de km vers l’ouest et commençons  l’escalade de la montagne en direction du nord. Belle route goudronnée, en parfait état, qui monte en lacets dans la montagne de rocaille. Un peu de végétation, mais milieu semi-désertique.

 

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Nous déjeunons à 1300 m au milieu de quelques chèvres, heureuses d’améliorer notre ordinaire avec les petits reliefs de notre repas. Nous franchissons une nouvelle fois, sans le voir, le tropique du Cancer.

 

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Après 23 km de montée, nous arrivons au sommet de la montagne, au col de Sharfat al Alamayin (alt. 1920 m) avec des vues très étendues tant au sud qu’au nord.

 

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Sur le versant nord, la descente est spectaculaire à flanc de falaise. La route cesse d’être goudronnée. C’est une piste qui ne présente pas de difficulté sérieuse mais la pente est raide, ce qui rend le 4x4 indispensable. La végétation se fait plus abondante. On croise quelques 4x4 de touristes et de gens du pays.

 

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Nous avions opté pour notre part pour un pick up 4x4, véhicule robuste et efficace mais plus conçu pour les bergers ou les éleveurs que pour les touristes. Son apparence rustique nous plaisait plutôt.

 

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Dans une vallée encaissée au pied de la montagne on passe le village de Hat (km 36 depuis le pied nord de la montagne, alt 1050 m). pas de véritable intérêt mais petite impression de bout du monde.

 

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Une source alimente un falaj

6 km plus tard, le village de Bilad Sayit (photo ci-dessus) est plus spectaculaire : perché sur une colline, il est entouré de champs verdoyants rendus possibles par les falaj. Bien que nous ne soyons pas au Yémen, ce village perché et verdoyant au pied de la falaise est une vraie vision d’Arabie heureuse après de vastes étendues semi-désertiques.

 

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De Bilad Sayit, la piste continue vers le nord. Un cañon particulièrement étroit, dit gorge du serpent, se détache sur la droite.

 

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On se rapproche peu à peu de la civilisation avec quelques autres villages, moins beaux, et une circulation de 4x4 plus importante.

 

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Laissant à droite et à gauche des routes qui permettraient de gagner d’autres vallées parallèles, la piste principale continue au nord-est vers le wadi Bani Awf, belle gorge encaissée et arborée entourée de montagnes arides. Les villages sont entourés de palmeraies.

 

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Après 30 km de piste, on retrouve la route goudronnée. Une quinzaine de kilomètres plus tard, la vallée s’élargit et on débouche dans la plaine qui mène à Nakhal, à l’est et à ar Rustaq, à l’ouest. Avec un  peu de regret il faut bien le dire après ces paysages spectaculaires de la montagne de Hajar.

Cette traversée n’est pas difficile à condition de ne pas se laisser impressionner par une piste en forte pente, beaucoup de touristes s’y aventurent. C’est néanmoins une route remarquable, tant pour ses panoramas spectaculaires que pour les villages traversés, surtout al Hamra et Bilad Sayit. La gentillesse des habitants n’est jamais prise en défaut : à chaque croisement ce sont un sourire et un geste amical de la main, alors que cet afflux de 4x4 pourrait à bon droit leur sembler un peu pesant. Cette montagne austère devient vite très attachante.

 

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Dans le wadi Bani Awf

Vous pouvez aussi consulter notre journal quotidien de voyage : Journal Pékin Paris (2013-2014) : 4 - en Oman et aux Emirats

et nos photos d'Oman : Pekin-Paris---4---Oman Pekin-Paris---4---Oman

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