au musée de la police

Publié le par Ding

Aujourd'hui, j'ai visité le musée de la police de Pékin, ouvert en 2001. Situé dans le quartier des légations, il occupe le bâtiment de l'ancienne National City Bank of New York : bâtiment austère, granit gris et colonnes, construit en 1914.

Dès l'entrée, le ton est donné : "à peine la poussière des combats (de la guerre civile)  et l'odeur de la poudre dissipées, les combattants reconvertis dans la nouvelle police du peuple, qui venaient d'entrer dans Peiping (ancien nom de Pékin), furent confrontés à la lourde tâche de protéger les dirigeants du Parti et de l'Etat, de défendre le nouveau système social et extirper les mauvais éléments" (traduction libre). Suit une longue série de photos où des contre-révolutionnaires sont arrêtés et jugés.

Les étages sont moins chargés d'idéologie : quelques souvenirs des polices impériales et de celles de la République de Chine (1911-1949)  et de nombreux panneaux expliquant les méthodes de plus en plus sophistiquées de la police de Pékin pour lutter contre la criminalité. On apprend qu'un criminel audacieux avait réussi à imiter la signature de Zhou Enlai pour  escroquer la Banque de Chine : mal lui en prit. Travaillant jadis avec des moyens rudimentaires (dont plusieurs sont exposés) la police de Pékin s'est peu à peu dotée des moyens de police scientifique les plus sophistiqués "de sorte que la Chine est aujourd'hui un leader mondial en la matière". Un armement considérable, une collection d'uniformes et un monument aux martyrs de la police complètent ce musée instructif dont j'étais le seul visiteur.

A quatre jours de la fête nationale, la police ne s'expose pas que dans son musée. L'avenue Changan et les rues avoisinantes font l'objet d'un dispositif de sécurité impressionnant. Les forces spéciales de la police avec leurs uniformes noirs tout neufs, leurs casques, leur lunettes noires, leur armement et même un blindé à roues de maintien de l'ordre dissuadent de possibles fauteurs de troubles ... et font la joie des touristes chinois qui les photographient à qui mieux mieux. Pour que la fête soit complète, rien n'est laissé au hasard.

Publié dans Nouvelles de Pékin

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