Ballade à Dongcheng

Publié le par Ding

Aujourd'hui, malgré une chaleur à nouveau forte, je suis allé me promener au nord-est de la vieille ville, autour du temple des lamas.

Ce n'est pas une très belle partie de la ville. Les hutong ont été largement détruits depuis longtemps, d'abord pour  construire des HLM ou des immeubles industriels, puis pour élargir les rues. Les vestiges anciens sont donc peu nombreux, mais il reste quelques cours carrées éparpillées datant des Qing. Comme il arrive souvent, on trouve ça et là un petit coin de paradis au milieu d'immeubles très laids : une rue ombragée, un vieux portail avec de l'herbe sur les tuiles, une treille avec des oiseaux chanteurs ou des grillons dans leurs petites cages et c'est d'un coup tout le vieux Pékin qui revient.

Les abord immédiats du temple des lamas sont aujourd'hui complètement commerciaux : une rangée de magasins vendant de l'encens et de l'art religieux, sorte de Saint Sulpice bouddhiste. L'affluence se compose de pèlerins autant que de touristes profanes, confirmant un article récent sur le fait que des Han se tournent aussi vers le bouddhisme tibétain.

Le temple de Confucius voisin attire moins de monde mais l'affluence dominicale est loin d'être négligeable. Lui aussi suscite désormais un petit business : librairies, "café Confucius", etc. Un vignoble du Shaanxi vend ses "grands crus" au prix d'un bon Bordeaux et un fabricant ingénieux copie des meubles des années 50 qu'il vent " ou 400 € : les années Mao font vendre. Un petit musée privé, dans une cour carrée, rassemble des pièces historiques sauvées des démolitions urbaines.

 

Plus à l'ouest, on continue à progresser dans un tissu urbain composite où les hutongs se font rares parmis les bâtiments des années 50, jusqu'aux tous le la Cloce et du tambour au delà desquelles on retrouve le quartier des lacs, remis à neuf pour le tourisme, déjà visité il y a quelques semaines.

Publié dans Nouvelles de Pékin

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